Rodolphe Strebelle

Rodolphe Strebelle

Rodolphe Strebelle

(ou quand un artiste Ucclois en cache un autre)

 

Rodolphe Strebelle, né à Tournai en 1880 et mort à Uccle en 1959, est un peintre Ucclois.

 

Rodolphe Strebelle a dessiné à l'atelier libre L'Effort.

 

Rodolphe Strebelle est le père du peintre Jean-Marie Strebelle (1916–1989), de l'architecte Claude Strebelle (1917-2010) et du sculpteur Olivier Strebelle (né en 1927).

 

L'Effort est un atelier libre pour artistes peintres créé en 1858 par Hubert Bellis et établi à Bruxelles (Belgique).

 

Hubert Bellis, un artiste peintre et peintre décorateur belge, crée en 1858 L'Effort, un atelier libre et gratuit destiné aux artistes peintres. Cet atelier est installé au premier étage de son entreprise située au n° 31 du quai au Bois à Brûler à Bruxelles.

L’association a été active jusqu'après la Première Guerre mondiale.

 

En réponse à la politique des salons officiels qui inexorablement excluaient toute participation aux artistes novateurs et d'avant-garde, différentes associations d'artistes ont vu le jour au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, en particulier à Bruxelles et à Anvers.

Deux des associations les plus importantes furent Labeur1 et L'Effort. Auguste Oleffe, figure de proue du Labeur, était également la cheville ouvrière de l'atelier de peintures gratuit L'Effort.

 

Les membres de ces associations condamnaient l'académisme, parce qu'à leurs yeux l'artiste pouvait et devait dessiner et peindre sans contrainte.

Conjointement avec le cercle Labeur, L’Effort, sera un des principaux vecteurs de fauvisme brabançon tardif.

 

Le fauvisme brabançon que certains dénomment le fauvisme belge est un mouvement artistique belge dont l'appellation trouve son origine en France, chez les fauves français.

 

S’étant développée en France depuis quelques années déjà, cette manière de peindre reçut son nom de baptême lors de son explosion au Salon d'automne de 1905, par la présence dans la salle VII, des œuvres de Henri Matisse, Albert Marquet, Henri Manguin, Charles Camoin, Pierre Girieud, André Derain, Ramon Pichot, Maurice de Vlaminck entraînant l’exclamation de Louis Vauxcelles, dans son article « Le Salon d'automne » supplément au Gil Blas du 17 octobre 1905 :

 

« Au centre de la salle, un torse d’enfant et un petit buste en marbre, d’Albert Marquet, qui modèle avec une science délicate. La candeur de ces bustes surprend au milieu de l’orgie des tons purs : Donatello chez les fauves. »

 

Les articles ultérieurs des chroniqueurs artistiques français reprendront volontiers l’expression et on peut admettre que cette « nouvelle façon de peindre » est reconnue assez généralement, en France, comme du fauvisme à partir de 1905.

 

Beaucoup plus tard, en 1939, dans son livre Le Fauvisme, Vauxcelles reconnaît à demi-mot que son exclamation lui a été inspirée par un critique inconnu passant par-là et disant à Matisse : « Donatello dans la cage aux fauves », pour qualifier ce qu’il venait de voir.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rodolphe_Strebelle

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