Avenue Molière

Avenue Molière

L'Avenue Molière, au fil de ses trois communes, son hôpital, son cinéma (voir ci-dessous), son lycée, sa place d'Arezzo, sa place Constantin Meunier...

et surtout des bâtiments m-a-g-n-i-f-i-q-u-e-s qui abritent aussi beaucoup d'ambassades.

J'ai adoré y habiter pendant une année :-)

 

C'est l'une des plus considérables avenues de la région. Sur le territoire de trois communes, elle relie la chaussée d'Alsemberg à la Chaussée de Waterloo sur un parcours d'exactement 2.000 mètres.

 

C'est également une des artères les plus huppées de notre région sur la quasi totalité de son tracé. Elle conserve donc un patrimoine architectural prodigieux, constitué le plus souvent de luxueux hôtels de maîtres. Bâtie principalement au premier quart du XXe, on y trouve beaucoup d'immeubles style Beaux-Arts, mais l'Art nouveau et le style éclectique y sont également fort bien représentés.

 

L'avenue abrite également, c'est logique, le siège d'un nombre important d'ambassades de pays de tous les continents.

 

Le tronçon forestois s'appelait, en 1907, avenue Emile Zola.

Nom jugé inconvenant par Ixelles. Les deux communes se mirent alors d'accord pour que le nom Avenue Molière soit commun (sur les trois communes Forest, Ixelles, Uccle).

Émile Zola détonnait en effet dans ce quartier: on l'a assez rationnellement relogé à Schaerbeek.

 

Inutile de préciser qu'elle est dédiée à Molière.

 

Actualité

 

Travaux sur la partie forestoise:

Automne 2004 à printemps 2005:

- abattages des 121 érables à sucres. La plupart étaient malades

- replantation par des platanes de 9 mètres de haut

- réaménagement de la voirie et des trottoirs

- Cout: 2 millions d'euros (1/3 région, 2/3 commune de Forest)

 

LE Cinéma MOLIERE REVIT (5 septembre 2011)

 

L’ancien cinéma « Molière », à la Bascule, est un cinéma désaffecté des années ‘30, que les architectes Caroline et Oldo Pabis ont commencé à rénover, sans trop savoir à quoi ils pourraient bien destiner le lieu. Lors de la présentation au public à l’occasion de feu « Bruxelles Ma Découverte » en 2007, les nouveaux maîtres des lieux semblaient amusés par les propositions farfelues qu’ils avaient alors reçues pour réhabiliter les lieux – une salle pour des séances de désenvoûtement, un peep-show. Les décorations avaient disparu, un faux plancher défigurait le volume de la salle, qui a perdu son parterre, espace récupéré par le magasin Di.

 

L’entrée du cinéma disparu à la fin des années soixante se trouvait également sur la partie aujourd’hui dévolue au parfumeur. Ces restrictions ne semblaient pas décourager outre mesure la colonie de pigeons qui s’étaient fait un nid confortable dans les gravats. Le quartier de la Bascule n’est pas (ou plus) à proprement festif, il est aujourd’hui entièrement dévolu au commerce, et à la restauration rapide. Il y a encore un café au coin de l’avenue Legrand, mais le quartier n’est guère un endroit de sortie. Il offre pourtant le même potentiel que le quartier de la place Dumont à Stockel pour relancer un lieu de culture.

 

C’est ce que s’est dit une équipe de jeunes animateurs, qui entendent bien faire revivre le mastodonte des années 30, actuellement encore en cours de rénovation. Une galerie d’exposition est déjà ouverte depuis la fin de l’année dernière. L’équipe espère ouvrir la salle de cinéma, ou plutôt un « espace scénique pour

des projets de spectacles vivants et spontanés », au printemps prochain.

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