Le Clos Dandoy

Le Clos Dandoy

Le Clos Dandoy

 

Un Révolutionnaire pour l'indépendance du Royaume de la nouvelle Belgique, un Bourgmestre Ucclois, une ferme et de divins petits biscuits dont les sublimes mais non moins célébrissimes "pains à la grecque"… (miam)

 

C'est le clan Dandoy!

 

Le nom de cette voie en impasse honore la mémoire de Charles Dandoy, un maréchal-ferrant au Langeveld, qui mena les Ucclois au combat lors des événements de septembre 1830.

Un de ces parents, Pierre-Joseph Dandoy, fut très brièvement bourgmestre d'Uccle en 1836.

 

Jean-Baptiste Dandoy, jeune artisan-boulanger Ucclois dont le frère Pierre-Joseph Dandoy était bourgmestre à Uccle, fonde en 1829 la biscuiterie qui porte toujours son nom.

 

Installée à l’origine rue Marché-aux-Herbes, au cœur du vieux Bruxelles, elle déménagera en 1858 de quelques mètres pour occuper une maison datant du 17e siècle, fleuron de la bien nommée rue au Beurre qui relie la Grand-Place à la Bourse.

Jean-Baptiste travaille alors avec son fils Philippe, qui lui succèdera à la tête de la Maison Dandoy.

 

http://www.maisondandoy.com/fr/propos/histoire/

 

http://carnetsdenormann.com/la-maison-dandoy/

 

=> Dandoy et Delvaux, deux âmes d’artisan

 

La maroquinerie Delvaux et la biscuiterie Dandoy perpétuent l’excellence belge. Ces deux maisons exercent leur savoir-faire depuis 1829. Une superbe longévité…

 

Un pays ne vit pas et ne se construit pas seulement avec ses industries, ses banques ou ses grands chantiers. Il s’ancre aussi dans l’artisanat de premier choix. Il peut même faire mieux que durer : innover, plaire, prospérer, se développer. Dandoy et Delvaux sont nés presque en même temps que la Belgique, en 1829.

Ils l’ont même devancée. Une coïncidence de dates qui leur a porté chance. Elles auraient pu disparaître, être englouties par la modernité ou les crises.

Dandoy reste aux mains de la famille depuis sept générations, avec un capital 100 % familial. Delvaux a certes été vendue à des investisseurs chinois, mais la garantie du “Made in Belgium ” reste très appréciée.

Deux splendides réussites belges ! Pour leur anniversaire, Dandoy et Delvaux ont d’ailleurs croisé leur savoir-faire avec un sac contenant des biscuits “Brillant ”, ressemblant à une boîte de spéculoos et recouvert de pastilles d’or.

Un grand gagnant a remporté ce modèle unique. Il avait pioché le bon billet dans une des boîtes Dandoy spécialement éditées pour les 185 ans. Du marketing cousu main.

Une maison “spectaculoos ”

 

C’est ainsi qu’elle se désigne sur son nouveau logo fleurant bon la tradition. Dandoy est bien connue des Bruxellois. C’est même une des marques les plus liées au luxe local et sa notoriété l’est tout autant. La petite maison devenue belle entreprise est née rue au Beurre, à deux pas de la Grand-Place. Ce “flagshipstore ”, comme on dit aujourd’hui, attire les touristes et les habitués. À sa tête, Bernard Helson, administrateur délégué, son fils Alexandre, 23 ans, diplômé de Solvay, et Christine Rombouts, directrice commerciale. Ces trois-là sont le cœur vaillant de la petite entreprise qui ne connaît pas la crise.

 

Le fondateur, un jeune boulanger d’Uccle du nom de Jean-Baptiste Dandoy, tint l’affaire de 1829 à 1870.

 

Il cuit son pain à la grecque dans la cave d’un atelier tout proche, au 19 de la rue Marché-aux-Fromages. Dandoy n’est encore qu’une boulangerie du centre-ville, mais un rayon biscuits se développe déjà avec le speculoos en vedette dès 1840. Le petit moulin à vent (symbole de la maison) va tourner à plein régime. Son fils Philippe prend les commandes de 1870 à 1899 qui les cède à son fils, Jean-Philippe. Nous sommes dans les années 20. Les camionnettes Dandoy, flanquées du monogramme DD, sillonnent Bruxelles. On fabrique du pain, mais aussi des biscottes, des macarons et du pain d’amande.

 

En 1932, Fernande et Valère Rombouts accèdent aux responsabilités. L’une est une pianiste virtuose, l’autre un grand gymnaste, adepte de la gymnastique suédoise. A priori, rien de compatible avec la tenue d’une biscuiterie fine. Et pourtant, ils se consacrent plus que de raison à leur enseigne. Et transmettent à leur fils unique Jean, 5 e génération, une affaire qui tourne.

 

La Seconde Guerre mondiale arrive et bouscule tous les calculs. Il faut faire le gros dos, se battre pour subsister en attendant des jours meilleurs. Dandoy traverse ces années sombres, celles des tickets de rationnements et des files devant la boutique pour chercher son pain. Il aura deux filles, Catherine et Christine (déjà citée). La Belgique a changé. C’est celle des temps modernes.

 

L’atelier de fabrication de la rue au Beurre devient trop exigu, mal adapté. On déménage rue du Houblon, dans le quartier où, tiens, tiens, Leonidas et Delvaux ont également élu domicile.

Le déménagement coûte cher, prend plus de temps que prévu pour démonter et remonter les machines. Dandoy menace de disparaître… puis se redresse.

 

Le tournant : le millénaire de Bruxelles

Bernard Helson, en place depuis 30 ans, décrit l’évolution récente : « Le tournant, ce fut le millénaire de Bruxelles en 1979. Un vrai miracle sur les chiffres de vente. C’est alors qu’on a élargi la gamme de nos produits. En 2004, on a entamé une série d’installations dans Bruxelles. Désormais, on détient huit magasins, dont un à Waterloo et un point de vente… à Tokyo ». Dandoy va bien. L’entreprise a réalisé 6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014. Elle a déménagé à Woluwe-Saint-Lambert dans un immeuble adéquat de 3.300 m 2. Mais l’esprit reste identique : «Le spéculoos représente 40 % de nos ventes. Notre luxe est authentique. On ne vend pas de chocolat ; on est à part», se félicite Bernard Helson.

 

La plus ancienne maroquinerie de luxe du Royaume

 

« Delvaux est une marque divinement isolée. » C’est ainsi qu’une grande prêtresse de la mode vante cette maison familiale fondée à Bruxelles en 1829 par Charles Delvaux. Elle précède la naissance de la nation belge, l’installation sur le trône de Léopold Ier. À l’époque, la Belgique connaît un essor considérable. Delvaux épouse ce rayonnement, qu’elle fertilise à sa façon : avec du cuir et une renommée jamais démentie. En 1901, la Belgique se classe 4 e parmi les puissances économiques mondiales.

Elle ne fait pas seulement rouler des trains, exploiter du charbon, frapper de l’acier ou que partir à la conquête du Congo. À Bruxelles, elle voit prospérer une marque qui, au fond, est un peu notre petit Louis Vuitton à nous. Delvaux incarne le haut luxe et ses prix sont à la hauteur de sa réputation.

Dès 1883, on lui accorde le titre très envié de Fournisseur officiel de la Cour de Belgique. Léopold II reconnaît ainsi les qualités de la maison. Par la suite, la maison aura souvent l’occasion d’accueillir nos souverains dans ses ateliers, une forme de reconnaissance appréciable. Dans son Livre d’or sont consignés les 3.000 modèles de son histoire.

 

Des sacs haut de gamme, chers mais qu’on se transmet entre mère et fille, auxquels on voue un réel attachement, des bijoux de famille, en somme, qu’on sort dans les grandes occasions du chic bien porté. Toute une ligne d’accessoires a été développée. Les aficionadas le savent, qui apprécient le fait maison, la qualité des peaux, crocodile, alligator, python, autruche, lézard. En 1933, la maison est reprise par le Belge Franz Schwennicke.

 

Delvaux n’était encore qu’une belle promesse. Il la développe et, à sa mort, elle est reprise par son épouse Solange qui a longtemps régné sur ce patrimoine. Elle doit batailler ferme pour tenir son rang face aux maisons de prestige de Paris et de Londres aux moyens considérables. Bruxelles ne compte guère sur la carte du luxe mais Delvaux tire son épingle du jeu. Un simple logo D, d’une sobriété raffinée, impose la marque.

 

En 1994, le fils, François Schwennicke prend les rênes. Delvaux défend ses créations originales, du temps où l’on se déplaçait avec des malles en train ou en bateau pour des destinations enivrantes. Delvaux évoluera, surfera sur les années 80, d’avant la crise, du luxe revendiqué. Elle ouvrit même un magasin à Paris en 1990. En 2013, elle habille le Manneken-Pis.

 

Désormais installée à L’Arsenal, à Etterbeek, elle n’est plus belge qu’à concurrence de 10 %, représentant les parts de la famille Schwennicke. Le fleuron de la maroquinerie belge est passé en mains étrangères. En 2011, une société de Hong Kong, Fung Brands Limited, y est devenue majoritaire en achetant 80% des parts. Les 10 % restants sont aux mains des amoureux de la marque.

 

Delvaux a rejoint la modernité dictée par les marchés. Elle est entrée dans la mondialisation, devenue un investissement préférentiel. Mais qu’on se rassure, l’inspiration, la fabrication, la touch restent belges. Les Chinois y tiennent.

 

http://www.lesoir.be/…/dandoy-et-delvaux-deux-ames-d-artisan

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