Place Saint Job

Place Saint Job

L'ancien château de Carloo se situait sur l'actuelle place Saint-Job, commune d'Uccle.

 

Au 15e siècle, Saint-Job était une ferme seigneuriale entourée d'eau. Sur le même site, une ferme chevalier, avec granges, écuries et dépendances, le tout construit sur pilotis à cause du sol marécageux.

 

Catherine Hinckaert, épouse de Wauthier van der Noot, hérita cette seigneurie de son oncle Diederick (Thierry) van den Heetvelde qui mourut le 17 février 1536.

Le château passa ensuite à leur fils Gaspar qui épousa Jeanne d'Enghien. Impliqué avec son frère Charles dans une tentative d'enlèvement du duc d'Albe, Gaspar se réfugia à Cologne puis mourut devant Haarlem en 1573. Ses biens, saisis dès son départ, leur gestion confiée au receveur des Contributions et loués pour 12 ans à Jacques de Lalaing, seigneur de Santbergen, beau-frère de Gaspar, furent récupérés par le fils de Gaspar, Jean van der Noot.

 

Le château fut incendié en 1604 par une horde de soldats, las d'attendre leur solde.

 

En 1636, Gilles van der Noot, épousa Anne de Leefdael. On procéda à quelques aménagements pour loger le jeune couple

Un arrière-petit-fils de ces derniers, Jean-Joseph-Philippe Vandernoot fut créé comte de son nom le 22 février 1769, l'empereur Joseph II l'autorisant, le 11 juillet 1785, à sommer l'écu de ses armes d'une couronne ducale et à les décorer d'un manteau de gueules, fourré d'hermine. Il épousa Florence de Uysschen, comtesse d'Elissem, dont il n'eut qu'une fille, la comtesse Joséphine-Louise Vandernoot de Duras, qui s'allia successivement à Louis-Lamoral, prince de Ligne, colonel au service d'Autriche, mort en 1813, et à Charles-Ferdinand-Joseph, comte d'Oultremont. Le château échut au seul enfant que cette dame eut de son premier mariage, Eugène-Lamoral, prince de Ligne, président du sénat.

 

Le château fut brûlé pendant la révolution brabançonne.

La seigneurie haute justicière ou baronnie de Carloo comprenait, en 1678, environ 500 bonniers et 100 habitations principalement situées au lieu-dit de Diesdelle ou Vivier d'Oye, outre plusieurs fermes et maisons de campagne. Elle jouissait de toutes les grandes prérogatives, le droit de constituer un échevinage, celui de percevoir les amendes, le droit de confisquer les biens des bâtards et les biens délaissés, le droit de planter le long des grands chemins, le droit de garenne depuis 1398, de chasse et d'oiselerie (vogelrie).

 

Les barons donnèrent à leur officier seigneurial le titre de drossard ; il devait surveiller la rentrée des amendes civiles et criminelles, des confiscations, des droits de beleyden, des amendes simples ou de police et de tous les autres revenus analogues. La moitié du produit de ces branches de recette lui était allouée seulement, les confiscations et les biens vacants appartenant en entier au seigneur, qui, de son côté, lui abandonnait toutes les amendes dites groenkeuren (amendes vertes ou champêtres)

 

Les châteaux de Carloo St-Job

 

Ce quartier comprend un ancien hameau appelé "Carloo", qui a abrité plusieurs châteaux dits de "Carloo".

De la première décennie du XIIIe siècle jusque vers 1790, les seigneurs de Carloo ont possédé une vaste propriété en ce lieu.

 

Leurs châteaux successifs, aujourd'hui disparus, étaient localisés sous l'actuelle place de Saint-Job.

 

Le premier château de Carloo fut construit en ce lieu par Thierry van den Heetvelde au cours du XVIe siècle. Détruit en juin 1665, il fut aussitôt reconstruit et inauguré en mars 1668. Une campagne de fouilles du Service des Monuments et Sites a permis de retrouver quelques fondations de ces châteaux en 1998.

 

Vers 1770, le jeune baron de Carloo, Jean Joseph Philippe van der Noot, semble avoir rasé le château de l'époque pour s'offrir un édifice plus moderne de style néoclassique, construit par l'architecte parisien Barnabé Guimard en 1772.

 

Ce château fut pillé et incendié vers 1790, lors de la Révolution brabançonne. Longtemps abandonnées, les ruines finirent par être rasées avant 1819. Les douves furent ensuite comblées vers 1860, tandis que la place actuelle de Saint-Job fut aménagée en 1910.

 

Des fouilles entreprises par le Service des Monuments et Sites en 2012, avant la construction du bassin d'orage de la place Saint-Job, ont permis de retrouver les fondations de ce dernier château.

 

http://www.srab.be/St-Job.html

 

Au XVIIIe siècle, une longue drève fut ouverte pour relier le château à la chaussée de Waterloo. Elle est devenue aujourd'hui l'avenue du Prince de Ligne.

 

Au début du XXe siècle, une propriété située plus au sud fut également surnommée château de Carloo, mais elle n'est pas à confondre avec les premiers châteaux de la place Saint-Job.

Située entre les rues du Vieux Moulin et Jacques Pastur, cette vaste propriété de 11 hectares comportait une grande maison de campagne, à laquelle on accédait par une drève depuis la chaussée de Waterloo : l'actuelle drève de Carloo. Le bâtiment fut agrandi plusieurs fois et était connu, au début du XXe siècle, sous le nom de "château de Carloo" ou encore de son propriétaire : le "château Brifaut", appartenant au banquier bruxellois Léonce Brifaut (1846-1920), qui avait acquis la propriété dès 1880. À son décès, la propriété fut héritée par sa fille, Lucienne Brifaut, épouse d'Albert Carton de Wiart.

 

La propriété fut ensuite démantibulée en deux temps : en 1920, avec la création de l'avenue Fond'Roy, coupant la propriété en deux et ouvrant l'urbanisation de toute la partie Est jusqu'à la chaussée de Waterloo, avec transformation de la drève de Carloo en rue à proprement parler ; en 1952, la vente des 7 derniers hectares de la propriété, en vue de leur lotissement, conduisit à la destruction du château et à la création de l'avenue Orbaix, puis du Vallon d'Ohain et de l'avenue d'Andrimont.

 

http://hestroff-familles-anciennes.over-blog.com/…/van%20d…/

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_Saint-Job#cite_note-3

Nous sommes en 1970 dans le quartier de Saint Job à Uccle.

Voici un magnifique document d'une heure qui nous plonge dans son folklore mais surtout dans l'ambiance village de ce quartier magique!

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