Rue Franz Merjay

Rue Franz Merjay

Rue Franz Merjay

 

Numéros 217-fin et 198-fin : Uccle (1180)

Numéros 1-213 et 2-196 : Ixelles (1050)

 

La rue porte le nom de Franz Merjay, résistant durant la Première Guerre mondiale.

 

Particularité : son vrai prénom serait François... et on l'appelait Frans (avec 's') !

 

La rue, créée par A.R. du 8 juillet 1875, s'appela d'abord rue de la Culture. La rue se situe à six mètres au dessus du chemin qui la précéda (le Berkendaelweg).

 

Le prolongement (section rue Emmanuel Van Driessche > Vanderkinderen) date de 1904.

 

En face du numéro 69 se trouve un hêtre commun.

Il a été classé comme arbre remarquable le 03/09/2009.

 

Cette rue est un tronçon de l'ancien Carloosche Baene (chemin de Carloo) qui, de tous temps, a relié Saint-Job (Uccle) à Bruxelles. En 1921 on débaptisa la rue de la Culture pour honorer le résistant qui créa un service de renseignement durant la Première Guerre mondiale, Franz Merjay (Saint-Josse-ten-Noode, le 14 juin 1852 - Charleroi, le 11 mai 1917), fusillé par les Allemands.

 

Il était le fils du général Jean-Baptiste Merjay, ancien bourgmestre d'Auderghem, qui y a sa propre rue, l'avenue Général Merjay.

 

C'est aussi ici que se trouvait la première école pour infirmières dont Edith Cavell fut la directrice.

 

Franz Merjay, fils de Jean-Baptiste Merjay, est le père de neuf enfants. Trois de ses fils combattront sur le front tandis que les deux autres et deux de ses filles s'investiront dans le renseignement2. Le 11 janvier 1917, il est arrêté à son domicile, rue de la Culture à Ixelles. Il est condamné à mort, le 14 avril 1917. Aux allemands qui lui demandent s'il ne regrette rien, il répond: « Non, répond-t-il, j’étais trop vieux pour servir ma Patrie au front à côté de mes fils ; j’ai employé ma vieillesse à la servir en Belgique et je ne le regrette pas. Si c’était à refaire, je recommencerais! ».

 

Il est exécuté à Charleroi, le 11 mai 1917 à l'âge de 65 ans. « Cet homme avait trop de courage, on n'aurait pas du le fusiller » s'écrie l'un des soldats du peloton d'exécution.

 

Franz Merjay s'était en effet placé seul, refusant le bandeau, face à ses bourreaux qui firent feu à 6h10 du matin. L’aumônier confiera: « C'est inhumain, je n'ai jamais vu pareille attitude ».

 

Durant l'affaire Merjay, 46 accusés furent arrêtés, 19 furent condamnés à mort (la sentence fut appliquée pour 6 d'entre eux), et 13 furent graciés6. Franz Merjay fut défendu par son avocat: Louis Braffort.

 

Le 13 juillet 1919, sa dépouille est transférée à Ixelles pour une cérémonie funèbre lui rendant les honneurs nationaux.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Franz_Merjay

 

Le Général Merjay père de François Merjay

 

Jean-Baptiste Merjay était né à Echternach le 18 mai 1811. Il était originaire d’une famille importante de cette région du Luxembourg qui, à l’époque, n’était pas encore partagé en deux mais entièrement annexé par la France, comme la Belgique actuelle. En 1827, il est jeune tambour volontaire dans l’armée hollandaise. Au cours de la révolution de 1830, il choisit de lutter pour l’indépendance de la Belgique. Il est sergent. En 1832, il est déjà promu sous-lieutenant et en 1839, il signe la déclaration – prévue par la loi – par laquelle il émet le voeu de rester Belge. Il épouse en 1849 la baronne Marie-Ange de Martigny, également originaire du Luxembourg. A ce moment, il est capitaine et poursuit sa carrière militaire. Le général-major Merjay est promu lieutenant-général une semaine avant sa retraite, le 19 septembre 1874.

Il ne demeura cependant pas inactif car il fut élu le 10 juin 1884 député de l’arrondissement de Bruxelles à la Chambre et, le 14 février 1885, il devint bourgmestre de la commune d’Auderghem. Il démissionna un an plus tard.

Son fils, Franz Merjay, créa un service de renseignement durant la Première Guerre mondiale mais fut capturé et exécuté à l’âge de 65 ans. Une rue d’Ixelles portera son nom plus tard.

 

http://www.alain-lefebvre.be/?page_id=247

 

La rue Franz Merjay relie la chaussée de Waterloo à la rue Vanderkindere. Elle est partagée entre les territoires d'Uccle et d'Ixelles (des nos 1 à 211 et des nos 2 à 196). La rue Franz Merjay est interrompue par le square Léon Jacquet au croisement avec la rue Émile Bouilliot. Rectiligne, elle croise de nombreuses rues dont la principale est l'avenue Molière à partir de laquelle son tracé se modifie légèrement.

 

Anciennement dénommée rue de la Culture, en référence aux anciens jardins qui couvraient les terres sur laquelle elle fut établie, la rue est rebaptisée après la Première Guerre mondiale en souvenir de Franz Merjay, agent de renseignements fusillé en 1917.

 

Le premier tronçon de la rue, entre la chaussée de Waterloo et l'avenue du Haut-Pont, est ouvert sous l'impulsion de Georges Brugmann, en même temps que l'avenue du Haut-Pont et la rue Fernand Neuray. Son percement fut approuvé par l'arrêté royal du 08.07.1875 et exécuté en 1878. La seconde partie de la rue, la plus importante, est ouverte suite à l'arrêté royal du 12.07.1902 relatif à l'ensemble du quartier Berkendael (Plan général d'alignement et d'expropriation par zones, géomètre César Boon), légèrement modifié par les arrêtés royaux des 02.05.1904 et 31.05.1904.

 

Ces deux phases d'ouverture se sont répercutées dans le bâti de la rue. La première partie est bordée de maisons construites dans la dernière décennie du XIXe siècle, sur des parcelles régulières. Homogènes, ces maisons présentent des élévations de deux ou trois niveaux et de deux ou trois travées, relevant soit d'une inspiration néoclassique (par exemple les nos 12 (1899), 15 et 21), soit du style éclectique (les nos 11, 13 (1899), 23 (1900), 43 (1900).

On y trouve également des ensembles architecturaux aux façades similaires. Par exemple, l'ensemble de deux maisons d'inspiration néoclassique aux nos 8 et 10 ; l'ensemble de trois maisons différenciées de style éclectique aux nos 16 à 20 ; les nos 17 et 19, dessinés en 1900 par l'architecte Prudent Mabbe ; les nos 25 et 27 érigés en 1899 ; les deux maisons de style éclectique polychrome aux nos 47 et 49 (1899) et nos 61 et 63.

 

Enfin, les nos 54 (1904) et 56, font partie d'un grand ensemble de constructions homogène formant entièrement l'îlot délimité par les rues de la Réforme, Fernand Neuray, Emmanuel Van Driessche (voir ces rues). Cet ensemble est constitué de maisons de style éclectique à façade polychrome, à l'exception des maisons à l'angle de la rue de la Réforme, de style Beaux-Arts (voir no 1-3 rue de la Réforme et rue Franz Merjay nos 42 à 50). Ces dernières sont édifiées en remplacement de l'ancienne chapelle de la Trinité. Cette chapelle avait été bâtie à la demande de Georges Brugmann en 1881 afin de donner un lieu de culte au quartier qui n'en possédait point. Cet édifice a disparu en 1927-1928 suite à la construction de l'église de la Sainte-Trinité (voir parvis de la Trinité).

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