Rue Langeveld

Rue Langeveld

Rue Langeveld

 

Des champs (d’où son nom), deux fermes, une auberge mais surtout un grand artiste peintre méconnu....en Belgique!

 

Cette rue s'appelait déjà Chemin du Langeveld en 1821 et conduisait du hameau de Langeveld au Sukkelweg, en prolongation du Lijkweg.

 

Le nom Langeveld, qui est déjà mentionné dans un document de 1357, viendrait soit d'une enseigne d'auberge, soit d'une vaste clairière d'une largeur de 400 mètres où, dès le Moyen Âge, était labouré un champ.

 

Jusqu'à la fin du 19ème siècle, il restait deux fermes en activité rue Langeveld, la ferme Verhusel et la ferme Dandoy, qui a laissé son nom à un clos (clos Dandoy).

 

Notons que le hameau est déjà sur la carte Ferraris de 1777 avec la graphie Langheveldt.

 

La dénomination correspond au français Longchamp !

 

Jos Albert (Joseph Pierre Albert)

Né à Bruxelles en 1886 et mort à Uccle en 1981, est un peintre et dessinateur belge, aquafortiste et académicien.

 

Sa formation:

 

C’est en cours du soir, à l'académie de Saint-Josse-ten-Noode, de 1903 à 1912 que Jos Albert apprend son métier de peintre. Il y reçoit une médaille d'Or pour le cours d'après modèle vivant. Il suit ensuite une formation à l’Académie libre L’Effort et chez Albert Crommelynck, frère du dramaturge Fernand Crommelynck, où il rencontre les peintres Auguste Oleffe et Ferdinand Schirren.

Dès 1912, Albert participe également au cercle Doe Stil Voort à Bruxelles.

Ses débuts sont marqués par l’impressionnisme et le fauvisme.

 

Sa période Fauve brabançon:

 

« Son chef-d’œuvre, réalisé en 1914, Intérieur également intitulé Le Déjeuner ou Le repas servi3 constitue l’une des toiles "phare" des œuvres produites par ces peintres de la périphérie bruxelloise que Paul Fierens désignera sous le nom de Fauves brabançons », estime Christian Desclez, administrateur du cercle artistique communal de Waterloo.

 

Très représentative de la manière de peindre de ces artistes ainsi nommés, cette toile de grand format5,6 aux couleurs pures sera régulièrement montrée dans les expositions consacrées au Fauvisme brabançon. Cette œuvre incarne cet intimisme autochtone qui privilégie les intérieurs domestiques et les scènes familiales avec, ici, ses modèles favoris : Louise, la femme et Émile, le fils de l'artiste, à l'instar de cette autre œuvre intimiste d’Éliane de Meuse, Les pantoufles rouges, présentée dans cette même exposition7 où l'on observe cette fois une scène d'intérieur où sont montrés quelques objets familiers provenant de l'atelier de l'artiste comme ce masque semblant sorti tout droit de l'iconographie d'Ensor.

 

La toile Intérieur montre bien l’incidence de l'art de Schirren et de Rik Wouters alors considéré comme le chef de file de ce mouvement, sur le travail de Jos Albert mais, qui peint davantage à la manière d'un Jean Brusselmans, à l’aide d’une palette plus ferme et plus construite que celles de ces deux artistes influencés par Cézanne et ses enseignements.

 

Quant à Paul Colin, il avait remarqué que Jos Albert, comme ses camarades avait le fétichisme de la couleur pure et la volonté de saisir jusque dans leurs outrances les réactions de la lumière mais ne cherchait pas comme plusieurs d’entre eux, la simplification des plans et des grandes masses colorées, les reflets ardents, tout ce qui anime la matière et la modèle, restitue à la forme son frémissement et sa flamme. Inconsciemment il portait en lui l’amour du travail appuyé, de l’analyse, de la calligraphie.

 

En 1914, invité par Octave Maus, Jos Albert participe au dernier Salon de la Libre Esthétique à Bruxelles. Au lendemain de la guerre, il séjourne trois mois à Paris et ne peut cacher son admiration pour Cézanne et Van Gogh.

 

C'est vers 1917 que son art commence à s'imposer et qu'une importante exposition lui sera consacrée à la galerie Giroux relève Philippe Robert-Jones10. Autour des années 1920, la palette d’Albert s’assombrit au contact du cubisme, s’aventurant même dans quelques velléités futuristes.

 

Sa période réaliste bruegélienne:

 

En 1923, la galerie bruxelloise Le Centaure expose des œuvres au réalisme minutieux à la manière des maîtres anciens d’autrefois de tradition flamande issue de Pieter Aertsen et de Joachim Beuckelaer, paysages qui se situent dans la lignée de Bruegel, manière de peindre à laquelle, cette fois, il restera fidèle jusqu’à sa mort.

 

Jos Albert est alors, avec toutes ses nuances personnelles, le représentant belge de la Neue Sachlichkeit (Nouvelle Objectivité) et du réalisme magique.

 

Distinctions:

 

En 1938, il est nommé membre de la Commission du Musée d'Art Moderne de Bruxelles.

Le 4 janvier 1973, il est élu correspondant de la classe des Beaux-Arts de l'Académie royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique dont il devient membre le 6 janvier 1977.

En 1977, une exposition Hommage à Jos Albert est organisée aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, précise encore le Grand Larousse encyclopédique.

Créé en 1981, le Prix Jos Albert est destiné à encourager annuellement l'œuvre d'un artiste plasticien de tendance figurative ressortissant d'un pays de l'Union européenne ou domicilié en Belgique.

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos_Albert

Copyright Kerkour Leila 2016