Les Châteaux

Les Châteaux

Le Château Cherridreux

 

Les avenues de Mercure et des Statuaires n'étaient pas encore tracées; seuls existaient le Dieweg et l'avenue Circulaire. C'est à cet endroit, appelé " Den Doorn " au début du siècle, que Prosper-François HANREZ ( 1842 - 1920 ) réunit seize parcelles en un seul ensemble, initia¬lement destiné à devenir un terrain de golf. Parvenu à l'âge de la retraite en 1908, il y fit construire un curieux château, dont il est bien malaisé de déterminer le style. Le jardin d'agrément aménagé par l'architecte paysagiste Jules BUYSSENS était assurément le principal attrait de la propriété CHERRIDREUX, qui, en 1913, couvrait une superficie de 7 ha 69 a.

" CHERRIDREUX " est emprunté au dialecte liégeois; on peut le traduire en français par " charrier droit " ou " faire un sillon droit ".

 

Le terme était utilisé par les paysans du pays de Liège à l'adresse de leurs chevaux de trait. Un descendant de Prosper HANREZ nous a signalé que le personnage était un homme intègre, qui choisit pour devise le mot " cherridreux " qu'il avait si souvent entendu dans sa jeunesse et, plus tard, en baptisa sa propriété uccloise.

. Prosper HANREZ avait reçu une formation d'ingénieur; dans les années 1870, il devint un col 1aborateur direct d'Ernest SOLVAY. Il se vit confier la direction de l'usine SOLVAY de Dombasle, en France, une des pre¬mières succursales de SOLVAY à 1'étranger. Par la suite, dans les années 1890, il siégea parmi les libéraux au Sénat et noua des relations amicales avec Paul JANSON.

 

Prosper HANREZ avait épousé Marie-Francine RAMAECKERS ( 1853 - 1931 ), qui lui donna trois enfants: Georges-François, qui devint lui aussi ingé¬nieur; Marguerite-Francine et Marcelle-Paul-Madeleine. Après la mort de leur mère, en 1931, Georges-Francis et sa soeur cadette s'installèrent à la chaussée de Charleroi, tandis que Marguerite-Francine résidait régulièrement à CHERRIDREUX. Détail surprenant : il n'y avait pas de personnel à demeure à CHERRIDREUX, du moins si l'on se réfère aux registres de la population.

C'était là chose exceptionnelle pour l'époque ! 

 

Entre 1940 et 1945, CHERRIDREUX fut successivement occupé par les Allemands, les Anglais et les Belges, et force est de constater que ce fu¬rent ces derniers qui causèrent le plus de dégâts ...

Après que Marguerite HANREZ se fut à son tour installée dans la maison de la chaussée de Charleroi, CHERRIDREUX fut encore habité, de 1953 à I960, par le jeune ménage ROMAIN-BAUTHIER. En 1967, CHERRIDREUX revint en héritage à deux neveux de Marguerite HANREZ, Paul HANREZ et Bernard MAROQUIN (5). Compte tenu des droits de succession élevés, ils se virent contraints de ven¬dre la propriété à la Société Anonyme FIMANTER. Le château fut rasé en 1971, mais le nom de " CHERRIDREUX " est resté attaché au complexe résidentiel édifié à l'angle du Dieweg et de l'avenue Circulaire.

 

Château de La Fougeraie/ Châteaux Wittouck

 

Bien des personnes pensent, à tort, que ce château a servi d'inspiration à Hergé pour le château de Moulinsart, dans les Aventures de Tintin.

Le château qui a servi de modèle à l'auteur est celui de Cheverny en France.

 

Il existe actuellement en Belgique trois châteaux auxquels on donne usuellement le nom de château Wittouck : l'un situé à Leeuw-Saint-Pierre, le château de Petit-Bigard, l'autre situé à Uccle 17 drève de Lorraine, le château de La Fougeraie, et le troisième situé à Kraainem.

 

Paul Wittouck (1851-1917), grande figure de l'industrie belge, avec l'aide de l'architecte Louis Süe (1875-1968) et du peintre Gustave Louis Jaulmes (1873-1959), réalisa ce château magnifiquement situé aux portes de Bruxelles, dans la forêt de Soignes. Autour de la résidence, un véritable arboretum et des jardins à la française monopolisent plusieurs jardiniers.

 

Paul & Frans Wittouck

 

Paul Grégoire Pierre Wittouck, né à Leeuw-Saint-Pierre le 6 août 1851 et décédé à Uccle le 9 novembre 1917 en son château de La Fougeraie, est un industriel belge.

 

Il est le fils de Félix-Guillaume Wittouck, le frère de Frantz Wittouck et de Félix Wittouck, l'époux de Catherine von Medem et le grand-père d'Éric Wittouck.

Il constitua en 1871 la Société des Sucreries centrales de Wanze et en 1887 les "Sucreries de Bréda et Berg-op-Zoom".

En 1894, avec son frère Frantz, il achète la « Raffinerie tirlemontoise » et se hausse ainsi parmi les plus importants industriels sucriers d'Europe.

 

Famille Wittouck

 

La famille Wittouck, est une famille de la noblesse belge établie à Bruxelles dès le XVIIIe siècle.

Cette famille s'est distinguée dans la haute magistrature et la haute industrie (distilleries, élevage, sucreries).

Le Château de Wolvendael (1763)

 

Quand Uccle se souvient de ses temps bucoliques

 

Des trente-sept(!!) châteaux que comptait jadis la commune d’Uccle, il n’en reste guère plus d’une dizaine. La pression immobilière a fait son oeuvre de balayage de l’Histoire. C’est évidemment un drame. Parmi les survivants, le château de Wolvendael figure en bonne place par sa position géographique. Posée en bas de l’avenue De Fré et de l’avenue Brugmann, la demeure affiche sa simplicité. On l’aurait plus facilement imaginée implantée au milieu du parc ou, du moins, des belles parcelles connues depuis le XVIIe siècle étendues alors sur 2,25 bonniers de Bruxelles ce qui correspond, semble-t-il, à deux petits hectares.

 

Cartographe réputé

 

Le premier propriétaire connu du domaine (privé encore de maison), est maître Jean Slijpen. En 1715, ce personnage vend le bien à Eugène-Henry Fricx (1644-1730), imprimeur de la Cour, connu pour ses cartes géographiques. En 1733, le lot est cédé au vicomte (1732) puis comte (1736) Thomas de Fraula (+1738), issu d’une famille napolitaine installée à Bruxelles à la fin du siècle précédent, éteinte en 1899 dans les barons de Royer de Dour. 1812 apparaît comme un nouveau repère. Le propriétaire est à ce moment Guillaume Vanderborcht, riche bourgeois local et conseiller communal de Bruxelles.

 

Demeure d’un duc

 

Mais dès 1815, le château change encore de mains. On y trouve cette fois le duc Charles-Louis de Looz-Corswarem, né à Montigny-le-Tilleul en 1769 et décédé à Wolvendael en 1822. Son père, le duc Guillaume était aussi comte de Niel, petit village près de Gingelgom dans le Limbourg. En ce dernier endroit, se trouve toujours l’ancien château des Looz-Corswarem. Mais Niel a disparu en 1938 par la faute de l’incurie du fermier d’alors qui avait racheté le bien. C’est à Niel que Charles-Louis épousa Caroline Denu en 1801. C’est là que naîtra leur premier fils, Charles-Napoléon en 1804. Il décédera en 1896 au château de Bonlez demeure de son beau-père, Hollandais, chevalier Barend van Lockhorst.

 

La descendance Looz sera assurée par le frère de Charles-Napoléon, Guillaume (1817-1887) qui se mariera avec Eugénie O’Sullivan de Ter Deck. Le duc Charles-Louis n’était plus là en 1826 quand se maria sa fille Caroline (Niel 20 juin 1807- Bruxelles 24 mai 1880), princesse de Looz-Corswarem. Elle épousa don José-Mariano de la Riva-Aguiero y Sanchez Boquete, marquis de Montealegre de Aulestia. Il fut pendant un an (1823-1824) et avant ses noces, le troisième président du Pérou, après le général San Martin et Manuel Salazar y Baquijano. Exilé en Belgique, il convola avec la gente demoiselle qu’il emmena plus tard comme ambassadeur du Pérou à Paris. Ils eurent une fille, Caroline, née à Santiago de Chili et décédée à Niel le 8 septembre 1879. Le jeune couple s’installa au château de Piétrebais, nom donné jadis à l’actuel château de Grez. Différents Looz, à commencer par Charles-Louis, demeurèrent à Grez une cinquantaine d’années.

 

Standing idéal pour industriels

 

La maison de Wolvendael changea de mains une fois encore le 18 avril 1829 quand y arriva le futur comte (1837) Jacques-André Coghen, mort en 1858. Il était né en 1792 et avait épousé en 1821 Caroline Rittweger, fille du châtelain de Stalle, née en 1799. Le comte Coghen fut un grand homme d’affaires et un armateur. Comme homme d’État d’envergure, il fut député, sénateur et le premier ministre des Finances de la nouvelle Belgique. M. Coghen acheta un domaine de 15 hectares aux Looz contre 30.857 florins. Jacques-André et Caroline eurent cinq enfants dont Isabelle qui épousa Théodore Mosselman du Chenoy. Le nouveau ménage Mosselman eut notamment une fille Laure qui fut unie en ces lieux à Don Beniamino Ruffo di Calabria, XVIe comte de Sinopoli, Ve duc de Guardia Lombarda, bourgmestre de Naples. Ce sont les grands-parents de notre reine Paola.

 

Vente publique

 

À la mort de la comtesse Coghen (1885), ses enfants (un fils, quatre filles : Limnander de Nieuwenhove, Licot de Nismes alors décédée, Mulle de Terschuren et Mosselman du Chenoy) décidèrent de vendre. Douze lots furent proposés en vente publique. Le 24 juin 1887, Charles Balser, banquier à Bruxelles acheta le château et deux lots pour 137.000 francs. En novembre 1909, l’ensemble qui nous occupe passa sous le contrôle du baron (1910) Léon Janssen, vice-gouverneur de la Société générale (1849-1923), aïeul des Janssen actuels (Solvay). C’est lui qui agrémenta le parc de 20 ha du petit pavillon d’époque Louis XV, acheté à Amsterdam. Finalement en 1921, la commune gérée par Paul Errera acheta le domaine.

 

En 1763, le château était composé de trois éléments séparés par des pilastres à refends, sur neuf travées de long. Coghen étira la façade vers la rue de trois travées supplémentaires et créa une aile formant alors un L de quatre travées pour ménager des espaces de cuisines et de service. Un soubassement et deux cordons limitent horizontalement le château enduit. L’entrée s’effectue par un large perron de quatre marches où trône une paire de sphinges dans un état piteux. Trois portes-fenêtres en plein cintre devaient donner accès à un grand hall mais l’usage de cette demeure en salles d’expositions, puis d’athénée puis d’école d’art a dégradé les espaces. Une porte en plein cintre est placée au centre de la façade arrière. L’ensemble est protégé par une toiture mansardée couverte d’ardoises.

 

Visites possibles. Parc public.

 

SOURCES:

Philippe Farcy, 100 Châteaux de Belgique, connus et méconnus, volume 2, Editions Aparté, novembre 2003

Jacques Lorthiois & chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Le château Franckheim à Uccle Saint-Job, aussi appelé Papenkasteel, Le Parchemin, n° 197, Office Généalogique et Héraldique de Belgique septembre-octobre 1978

 

 

Pavillon Louis XV

 

Il a été construit vers 1746 à Amsterdam (architecte inconnu).

 

C'est dans cette ville que le Baron Janssens, acquéreur du domaine de Wolvendael, le découvre en piteux état. Il l'achète le fait démonter pierre par pierre et le fait reconstruire dans le parc de son château en 1911.

Pour mettre le petit édifice en valeur, le propriétaire l'entoure d'un vaste perron à six marches.

 

Il y installera d'élégants salons et sa bibliothèque.

 

Le pavillon est classé monument historique depuis 1977.

 

Actuellement le bâtiments est exploité : on y organise soirées et réceptions et on y propose des brunchs les samedis et dimanches midi.

 

Site officiel de l'établissement :

http://www.pavillonlouisxv.be

Le Château De Beco

 

Un Château Ucclois beaucoup moins connu et pourtant joli...

Vendu en 1999, 41 Millions pour 50 ares.

 

UCCLE Une demeure qui pourrait servir de décor à un film Un château et sa conciergerie en vente publique (Mardi 19 janvier 1999)

 

Tout près de l'Observatoire, le château a été construit par la famille de Beco, qui l'a occupé durant un siècle.

 

Dans un an, le «château», avenue de l'Observatoire aura un siècle. Il a été construit en 1900 par Emile de Beco, gouverneur du Brabant, et il appartient toujours à ses descendants. En 1995, Emile II de Beco y mourut à 86 ans. S'ensuivit une indivision entre huit personnes, qui ne sont plus que cinq aujourd'hui. Dont Jean de Beco, qui se trouvait hier lundi entre ces pierres, rêvant à son enfance, à sa famille...

 

Une famille qui, comme d'autres, connaît des tiraillements. Il semble qu'il n'y ait qu'un copropriétaire «difficile à vivre». Celui-là aurait tenté, il y a environ un an, de vendre seul la propriété, 60 ares constitués du château, de la conciergerie et du jardin. Aujourd'hui, la vente publique est décidée: le mercredi 3 février, salle III de la Maison des notaires (rue de la Montagne, 30 à 1000 Bruxelles).Pour le moment, deux petits-fils du dernier habitant y logent, mais il n'est plus réellement habité. Manifestement, certaines personnes de la famille seraient prêtes à l'acheter, et à l'occuper après l'avoir aménagé par étage: un rez-de-chaussée, un premier et un second.

 

Le Château n'est pas classé, il se trouve en zone d'habitation et n'aurait jamais figuré sur une liste de sauvegarde. Mais il semble probable qu'il sera réaménagé plutôt que démoli.

 

DES ARES POUR CHAQUE ENFANT

 

Dans les deux cas, il existe un gros ennui: le terrain à l'arrière a été divisé et redivisé, pour les trois sœurs d’Émile II, qui y habitent dans des villas. Et il ne reste comme terrain appartenant au château qu'un bout de parc - l'ensemble à vendre, construit et non-construit, est quand même de 60 ares. Il existe aussi à l'arrière, mais pas juste derrière le château, un terrain à bâtir...

 

La construction est-elle belle? D'après la famille, la commission des monuments et sites ne nourrit pas à son égard d'amour particulier, estimant notamment qu'à cause de nombreuses ajoutes et rénovations, il n'y a quasi plus que les briques qui soient d'origine. Il s'agit d'une grande bâtisse à tourelles, en briques rouges avec de la pierre bleue notamment sur le perron. L'intérieur est en assez bon état, il y a du chauffage, quatre salles de bains pour huit chambres. Du parquet partout, parfois recouvert de tapis-plain. Une terrasse à l'arrière, d'où la vue est très belle. Une piscine peu visible sinon des étages, complète l'ensemble, qui fut sûrement une maison bien agréable à habiter, dans un beau coin de Bruxelles.

 

Un visiteur de marque l'a visitée samedi: Stephan Jourdain, amateur des vieilles demeures - bruxelloises, propriétaire notamment du château Fond'Roy.

 

Oui, il m'intéresse, nous a confirmé Stéphan Jourdain. Non pas que je le trouve beau... Et le terrain, à l'arrière, qui appartient à plusieurs membres de la famille, avec une partie «à bâtir»... Mais j'aime les choses qui sortent de l'ordinaire. Je ne vous dirai pas ce que je pourrais en faire: chacun a ses petits secrets. Mais il est probable que je participerai à la vente. Combien je pourrais investir? Je vous dirais 50 millions, à la louche!

 

JANINE CLAEYS

 

http://archives.lesoir.be/uccle-une-demeure-qui-pourrait-se…

 

 

Henri Marie Emile de Béco (Chokier, le 22 Juillet 1843 - Uccle, Septembre 2, 1928)

 

Le baron Henri Marie Emile de Beco est né à Chokier le 22 juillet 1843. Il sera gouverneur de la province de Brabant de 1906 à sa mort, le 2 septembre 1928.

 

Il était le fils de Jean-Toussaint Beco et Henriette Crousse. Il a épousé Laure Huet et ils ont eu six enfants.

 

Le Béco était gouverneur du Brabant 1906-1928, temporairement interrompu au cours de la Première Guerre mondiale.

 

Il était en outre:

Président du Conseil supérieur d'hygiène publique;

Président de la Commission centrale des statistiques;

Président de la commission provinciale pour la Commission royale des monuments et des sites.

 

En 1924, il a été intronisé la noblesse héréditaire avec le titre de baron, transmissible par droit d'aînesse.

 

Dans la commune d'Ixelles une rue porte son nom.

Le Château de Papenkasteel, une perle du Brabant

 

Construction 1685 à 1688 et XVIIIe siècle, Bien classé le 16 octobre 1975.

 

La restauration récente de ce château tient du miracle

 

Quelque part dans le bas d’Uccle se trouve un des plus charmants châteaux du Brabant. On l’appelle le Papenkasteel soit le château de Pape ou encore le château Franckheim, alors qu’il avait débuté son existence sous le nom de château de Stalle.

 

Le château des barons de Stalle (Wolvendael), aura été sauvé de l’abandon par ses actuels propriétaires. La demeure domine une large pièce d’eau. La construction s’organise autour d’un rectangle de sept travées de long et de trois travées de large. On y compte deux niveaux sous une toiture en bâtière couverte d’ardoises animées de lucarnes, presque posées sur la corniche. Elles sont aussi couvertes en bâtière. Au centre, dans l’axe vertical de la porte à double vantaux dont l’arc est en plein cintre se trouve une autre lucarne; elle est double et brise la corniche à modillons. La façade donnant sur le parc, jadis enduite, montre à présent les briques et de rares bandeaux de pierre blanche. Les baies des deux niveaux sont rectangulaires, garnies de leurs volets pleins en bas alors que ceux de l’étage, qui étaient ajourés, ont disparu. Une large terrasse donne accès au parc.

 

Cour carrée

 

Après avoir dépassé la grille et ses beaux piliers, on entre dans la cour d’honneur entre deux autres piliers. Les communs font face à la maison et la vue se prolonge par un chemin indiquant l’entrée du parc. Les communs, posés sur un épais soubassement, présentent sur deux niveaux trois grands arcs destinés à l’accès des voitures à cheval. Les arcs moulurés en pierre blanche sont soutenus par des colonnes en pierre bleue. Un bandeau larmier couvre les arcs dont les clés centrales sont sommées par des boules. Au-dessus d’elles, court une frise de trous de boulins puis une très belle corniche. Aux extrémités de cet édifice se trouvent deux portes en plein cintre sommées de petits obélisques et bordées de deux oculi circulaires aveugles. Le château est enduit en blanc. Il s’étire sur cinq travées et se caractérise par le magnifique contraste des lignes horizontales que vient casser la tour de cinq niveaux en briques apparentes. Elle est couverte d’une toiture en cloche du meilleur effet. Cette tour aux arêtes chaînées comme les baies est en légère avancée et comprend en son rez-de-chaussée la porte d’entrée. Tout ceci est d’une délicieuse élégance et n’est pas si loin de la gravure de Harrewyn d’après un croquis de de Bruyn (Neercanne).

 

Résidence des van der Noot

 

Quant à l’histoire de cette terre, elle débute véritablement en 1616. À ce moment, le bien est cédé par la prévôté de Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Guillaume le Mire (+1621), drapier bruxellois d’origine cambrésienne, dont un frère fut évêque d’Anvers. Marié à une Speeckaert, il en eut sept bambins. Le lot passa à leur fille Elisabeth, épouse de Louis van den Eede. Leur fils Aubert fit comme son grand-oncle. Il devint, mais pour une seule année, évêque d’Anvers en 1677. Sa sœur Marie convola avec Marcel Franckheim, docteur en droit de l’Université de Bâle.

 

Leur fils Philippe-Vincent (1637-1690) restera à jamais comme le bâtisseur du château de 1685 à 1688. Il n’eut point de descendance et le bien passa à son neveu Guillaume-Théodore van Hamme, deuxième baron de Stalle (1690-1728), fils de Guillaume (1636-1694), mayeur de Bruxelles et de Caroline Franckheim. Le jeune baron ne fit que s’endetter et le domaine devint l’objet de multiples convoitises de la part des créanciers. Cela n’empêcha pas le jeune homme de se marier avec Anne-Thérèse Peeters, une Gantoise fortunée. Elle lui donna deux filles dont Honorine van Hamme (1701-1793) qui fit un mariage superbe en 1739 avec Philippe-Joseph van der Noot, comte de Duras, petit-fils du baron de Carloo. En 1709 ce dernier avait acheté le château qui nous intéresse lors d’une vente forcée. Le baron finit par rendre le bien sous diverses pressions. En 1730, tout le domaine fut vendu à Marguerite van Turnhout, veuve de Robert Verhulst, chevalier, avocat au Conseil de Brabant.

 

Après un drapier un brasseur et une foule de gens

 

Puis divers propriétaires passèrent par ici jusqu’à l’arrivée de Jean-Pierre de Pape (1717-1786), issu d’une famille de brasseurs à Louvain qui avait donné des seigneurs de Glabbeek; celui-ci l’était de Wyneghem. Il avait épousé en 1754 Anne-Marie de Man, d’un père sire des deux Lennick (1734-1765) et d’une mère née de Provins. En 1770, M. de Pape vendit sa campagne à François-René de Ruysschen, comte d’Elissem de Neufville (1740-1770), contre 15.000 florins. Après avoir épousé Jeanne-Louise van der Stegen de Putte, il devint le père de Florence (1766-1801) épouse en 1784 du comte Philippe van der Noot de Duras , dernier baron de Carloo (1746-1802) (Duras) et donc descendant des précédents propriétaires. Le comte ne profita pas du bien qui fut revendu illico à Claude Bellanger qui le revendit en 1774. Le château fut deux fois vendu en 1775 quand arriva Anne-Louise de Laspiur, marquise de Villalta (1744-1798), fille de Philippe-Joseph van der Noot, déjà cité plus haut. En 1789, la marquise séparée de son mari céda le bien à Joseph de Pape de Wyneghem (1760-1830), fils du précédant. Il le conserva jusqu’à sa mort. Il laissait le domaine à ses nièces, filles de sa sœur Isabelle, devenue Mme de Cloeps d’Heernesse. Elles passèrent le flambeau en 1830 à Charles Morel, banquier qui en fit de même en 1833 vers les Van der Snickt qui tinrent trois ans avant d’agir à l’identique vers le ministre Léandre Desmaisières (1794-1864) (Heers et Templeuve)). Après eux, le château changea encore sept fois de propriétaires. Ceux d’aujourd’hui règnent sur un parc de deux hectares et demi.

 

Visites interdites. On ne voit rien de la rue sauf les piliers et les crocs de la bèbête...

 

SOURCES:

Philippe Farcy, 100 châteaux de Belgique connus et méconnus, volume 3, Editions Aparté 2004

Jacques Lorthiois & chevalier Xavier de Ghellinck Vaernewyck, Le château Franckheim à Uccle Saint-Job, aussi appelé Papenkasteel, Le Parchemin, n° 197, Office Généalogique et Héraldique de Belgique septembre-octobre 1978

Jacques Lorthiois, Un portail aux armes de Rubempré, à Uccle ?, Le Parchemin, n° 157, Office Généalogique et Héraldique de Belgique, janvier-février 1972

 

Le maillage bleu dans le bassin versant du Geleytsbeek

 

Dans un passé pas si lointain, la vallée du Geleytsbeek, célèbre ruisseau ucclois affluent de la Senne s’écoulant le long de la chaussée de Saint Job, était bordée de nombreux étangs et pêcheries. Les cartes anciennes attestent d’ailleurs la présence de moulins dont certains sont encore visibles aujourd’hui.

 

Autrefois, en 1686, le Geleytsbeek se prénommait "Molenbeek" (...) gloup!

Domaine Zeecrabe

 

AMBASSADE DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE

AU ROYAUME DE BELGIQUE

 

Cette rue doit son nom à l'ancien château 't hof van den Zeecrabben (1533). Vers 1840 s'était développé un petit hameau d'une dizaine de maisons près du carrefour avec la rue Edith Cavell, connu comme le Koevoet, et on appelait la rue le Koevoetweg.

 

Au XIXe siècle, ce parc de 2,5 hectares a été conçu «à l`anglaise», comme un assemblage de scénographies où la végétation est organisée en une succession de massifs boisés, de zones ouvertes, de bâtiments et de «fabriques».

 

Ainsi, dans le parc du Zeecrabbe, le relief naturel de la vallée de l`Ukkelbeek, dont le talweg correspond en partie à l`emprise de l`avenue De Fré, a-t-il été accentué.

 

Ce caractère de fond de vallée est souligné par la présence de sources et suintements qui alimentent un étang en forme de double ellipse.

 

Des fausses ruines ont été construites sur l`île au milieu de l`étang. La présence de chemins sinueux, de ruines artificielles ainsi que l`alternance de pelouses soignées, de massifs arbustifs et d`arbres remarquables qui tour à tour ouvrent la vue sur de larges perspectives ou sur des espaces fermés renforcent l`aspect pittoresque du parc.

 

Le château du Zeecrabbe en occupe la partie centrale et a d`ailleurs servi de base à l`aménagement scénique. Situé sur un promontoire, il domine le site mais n`est pas visible de la voirie à cause de l`imposant bâtiment de la «Chancellerie» qui le masque de façon brutale.

Le château actuel est le résultat de la transformation en 1927 d`un bâtiment plus ancien.

 

Les zones boisées recèlent de nombreux arbres remarquables, comme plusieurs platanes, marronniers, hêtres des bois et pourpres, tilleuls, cèdres, buis et charmes ainsi que des aulnes et des ifs très âgés et sains aux abords de l`étang. Le sous-bois est colonisé par un semis naturel d`érables sycomores. Les pelouses, dont les tontes sont espacées, offrent refuge à une population de jacinthes des bois.

 

http://www.belgium.mid.ru/fran.html

 

http://www.belgium.mid.ru/press/070_fr.html

Parce que tout le monde ne naît pas avec les mêmes chances dans la vie…

 

Le Château de Monsieur Alfred Devos ou plus connu sous le nom "Château de l'Orangeraie" au Fort-Jaco.Chaussée de Waterloo 1504, B-1180 Uccle.

 

Alors, si vous voulez organiser un événement (mariage, baptême, anniversaire, fête du personnel, etc), pourquoi ne pas louer UTILE en louant "le Château de l'Orangeraie" situé dans le magnifique parc de l'IRSA ?

 

Le prix de sa location sera directement versé à l'IRSA (Institut Royal pour Sourds et Aveugles)

 

L'IRSA a été fondé en 1835 à l'initiative des Soeurs de la Charité de J et M. A cette époque déjà, l'Institut jouissait d'une réputation internationale grâce à l'application de la "méthode belge": la méthode Decroly, adaptée aux enfants sourds. L'IRSA est également l'inventeur d'un plancher vibrant dont le modèle a été repris partout en Belgique et à l'étranger. Il est également à l'origine (entre autres) de la mise au point et de la diffusion de l'Alphabet des Kinèmes Assistés, technique d'intégration de la parole en émission ou en réception.

 

L'IRSA, Institut Royal pour Sourds et Aveugles, est le plus grand centre francophone d'enseignement et d'éducation pour personnes atteintes de troubles de la vue, de l'ouïe, du langage ou instrumentaux.

 

Fondée et soutenue par la Congrégation des Soeurs de la Charité depuis 1835, l'IRSA se situe à Uccle dans un parc de 5 hectares. Le public quotidien dépasse les 1000 personnes, dont la majorité est âgée de 0 à 21 ans. Parmi ces personnes porteuses de handicaps sensoriels, un tiers est porteur d'autres handicaps associés - mental, moteur et/ou psychique - à des degrés parfois très profonds (polyhandicaps).

 

Historique du Château:

 

Entre le Cercle de Lorraine et le château David Lloyd (Viola Cornuta), sur la chaussée de Waterloo, le château de l'Orangeraie est affecté à une tierce occupation.

 

Point de grands dîners mondains par ici, encore que les salles du rez-de-chaussée se louent.

 

Point non plus de sport ni de détente comme dans le magnifique club voisin, au château qui nous occupe.

 

A l'Orangeraie, on travaille, on vit, on apprend dans des conditions idéales.

 

Ce château est une école, un centre de jour et d'hébergement. Repris sous le vocable de l'Irsa (Institut royal pour enfants et adultes atteints de troubles de la vue, de l'ouïe, du langage ou instrumentaux), le site appartient depuis 1955 aux Soeurs de la Charité de Gand, dont le siège est à Louvain.

 

L'histoire de cette propriété sera courte car le château n'a que 102 ans. Il fut en effet construit en 1904 par Alfred Devos (1844-1922). Ce négociant bruxellois avait acquis en 1895 un terrain de 3,4hectares auprès du notaire Van Bever, signalaient en 1986 Frans Varendonck et Clémy Temmerman.

 

Le notaire était propriétaire du terrain, comme il l'était de celui de l'actuel château «Viola Cornuta». Alfred Devos allait augmenter son territoire en 1910 en achetant un jardin qui lui permit de profiter de 6 ha69 a. Le domaine comporta grâce à lui, outre le château, des serres et une fabrique d'électricité. Le sieur Devos décéda sans hoirs de son mariage avec Marie Chapotel (1862-1939). Après 1922, Marie convola à nouveau. Cette fois son élu était Benoît Benoit (né en 1867), marchand de chaussures installé en notre capitale. Marie était de Meaux. Elle tomba veuve une seconde fois, sans doute en 1929.

Pour les dix années qui lui restaient, elle s'entoura de deux nièces venues chargées de malles, non sans mal, de Meaux. Après 1939, les nièces héritèrent selon toute probabilité et elles louèrent la propriété à l'avocat Paul Coucke (1867-1958). Le dernier volet de cette histoire tomba en 1955. Il reste 4 ha73 a de parc.

 

On ne sait qui est l'architecte de ce très élégant bâtiment large de sept travées si on incorpore les éléments en retrait donnant vers le nord. La façade principale est agréablement animée d'une tour carrée engagée de quatre niveaux terminés par une toiture en cloche à quatre côtés posée sur une très belle corniche mouvementée. Elle est sommée d'un clocheton ajouré en bois. Les toitures sont assorties de fort élégantes lucarnes en plein cintre et ailerons. On accède au bel étage en gravissant un superbe perron de style baroque animé de vases fleuris. Les quatre portes fenêtres sont en arcs surbaissés. Ce niveau est agrémenté de refends. Un épais cordon sépare cet espace de l'étage supérieur dont les baies sont assorties de garde-corps Louis XV.

 

Vers le sud la maison est prolongée par un oriel semi-circulaire de deux niveaux. Sa partie haute est cimentée. Ici les appuis des baies, dont une des trois est aveugle, sont à balustres. La partie haute sert de terrasse à une chambre. Une excroissance d'escalier cimentée fait le lien avec la façade qui est en retrait. Cette façade compte quatre travées. Les refends du bel étage sont repris sur des pilastres qui séparent certaines baies. La façade se poursuit par une fine aile d'équerre aveugle vers le sud mais large de deux travées vers l'est. La partie nord est composée de deux éléments jointifs d'une travée de large. Les décors intérieurs de belle qualité mélangent le Louis XV et des soupçons d'art nouveau.

 

On ne visite pas. Le château ne se voit pas de la rue. Par contre, les salons peuvent se louer pour diverses manifestations généralement culturelles.

 

Le produit des locations revient intégralement aux oeuvres de l'Irsa.

 

Contact: 02.373.52.32 chez l'économe ou Web www.www.irsa.be

 

© La Libre Belgique 2006

 

http://www.lalibre.be/…/l-orangeraie-un-domaine-ecole-tres-…

 

Détails et prix de la location

http://www.irsa.be/index.php…

 

http://www.paulus.be/page/irsa-chateau-de-l-orangeraie.html

Le Domaine Latour de Freins date du début du siècle précédent et a été construit grâce aux dons des philanthropes Charles-Antoine de Latour et Georges Brugmann.

 

Le Château, inspiré de la Renaissance, fut conçu par l’architecte Henri Maquet, très en vogue à l’époque. On lui doit notamment la façade actuelle du Palais Royal de Bruxelles.

Le parc et les jardins du Domaine sont l’œuvre de Louis Fuchs, architecte paysagiste renommé d’origine allemande.

 

Le 1er juin 1903 eut lieu l’inauguration du Domaine en présence du roi Léopold II.

La petite histoire veut que ce fût là une des premières sorties en automobile du Souverain.

 

La première affectation du Domaine fut un lieu de convalescence pour les malades des hôpitaux de la Ville de Bruxelles.

 

En 1989, l’Institut Médical de Latour de Freins ferme ses portes et laisse la place à l’ambassade de Tchécoslovaquie, puis de la République tchèque, séduite par le prestige des lieux.

 

Quelques années plus tard, le Domaine entame sa vocation scientifique : la firme privée Starlab, spécialisée dans la recherche de pointe, y installe ses quartiers.

 

En 2002, la Région de Bruxelles-Capitale reprend la jouissance du Domaine pour lui donner l’affectation qu’on lui connaît actuellement : épicentre de la R&D et centre de conférence.

 

http://wikimapia.org/11271883/fr/Domaine-de-Latour-de-Freins

 

La famille Bogaerts installe à Uccle le plus gros campus à l'américaine

http://www.lecho.be/dossier/choixredac/La-famille-Bogaerts-installe-a-Uccle-le-plus-gros-campus-a-l-americaine/9898508?ckc=1&ts=1496755936

 

Le château Fond’Roy est un des nombreux châteaux qui furent construits aux XIXe et XXe siècles dans la région de Bruxelles, mais un des rares qui furent conservés jusqu'à nos jours.

 

Situé sur l'avenue du Prince d'Orange n°49-51 à Uccle, ce château fut construit par Jean Berckmans, agent de change de Saint-Gilles, en 1911.

 

En 1919, il fut acheté par le notaire Albert Poelaert, neveu de l'architecte Joseph Poelaert, à qui nous devons le Palais de Justice de Bruxelles. A son décès, il passa en héritage à son épouse, Irma Vermeulen, en 1925. Vingt ans plus tard, la propriété fut transmise à ses enfants : Alexis et Liliane Vermeulen.

En 1947, la famille Vermeulen revendit le bien à la compagnie d'assurances Royale Belge, qui transforma le domaine en centre sportif destiné à son personnel.

 

En 1973, la compagnie d'assurance céda à son tour le domaine au président Mobutu ou plutôt à sa femme qui en était la propriétaire légale.

 

En 1997, celle-ci vendit la propriété à l'Office des propriétaires, société immobilière bruxelloise présidée par Stéphane Jourdain. Ce dernier y installa aussitôt le siège du Cercle de Lorraine.

Le Cercle de Lorraine quitte finalement les lieux1 en 2010, pour s'installer plus près du centre de Bruxelles, à l'Hôtel de Mérode, place Poelaert.

 

La villa Fond'Roy

Mardi 1er juin 1999

 

On se souvient qu'en 1997, Stephan Jourdain avait acheté Fond'Roy au maréchal Mobutu. Deux années durant, l'homme d'affaires bruxellois dut cependant compter avec le risque que la villa uccloise ne lui appartiendrait peut-être jamais. Le jugement qui vient d'être rendu lui donne tous ses apaisements.

Juillet 1997.

L'ancien président zaïrois est en exil au Maroc lorsqu'il vend Fond'Roy à Stephan Jourdain. Quelques jours plus tard, les cent millions de la transaction sont saisis par la BSR. Le juge d'instruction Leys donne ainsi suite à une commission rogatoire venue de République démocratique du Congo qui demande au Parquet de Bruxelles de saisir les biens du maréchal. Furieux, Mobutu veut récupérer son château et intente une action contre Jourdain, arguant que Fond'Roy a été acquis à moins de 5/12 de sa valeur, ce qu'interdit la loi belge. Jourdain n'a d'alternative que de faire saisir à son tour l'argent, histoire de couvrir ses arrières.

 

Un an plus tard, l'action au pénal sera déclarée éteinte en raison du décès du maréchal. Quant aux avocats chargés de l'action intentée au civil par le président congolais Kabila, ils seront emprisonnés à Kinshasa en raison... d'honoraires trop élevés et ne pourront défendre le dossier dans les temps impartis. Exit Kabila, restait Jourdain.

Au terme de longues négociations, Stephan Jourdain a récemment accepté de lever sa saisie en échange de l'abandon de l'action menée par la famille Mobutu. Détail cocasse mais émouvant: l'homme d'affaires a choisi de rendre aux héritiers le bureau de leur père, ainsi que deux Mercedes. Et de saluer au passage Laurent-Désiré Kabila, rencontré dans le cadre de l'affaire: Il connaissait bien le dossier.

Morale de l'histoire: les Mobutu devraient bientôt jouir de l'argent de la vente.

 

Et Stephan Jourdain dormir sur ses deux oreilles. Le haut lieu de rencontre pour hommes d'affaires qu'est le Cercle de Lorraine restera bien domicilié au 51, avenue Prince d'Orange, à Uccle.(Le Cercle de Lorraine quitte finalement les lieux1 en 2010, pour s'installer plus près du centre de Bruxelles, à l'Hôtel de Mérode, place Poelaert.)

http://www.cercledelorraine.be/

http://archives.lesoir.be/la-villa-fond-roy-n-est-plus-un-c…

Le château Allard (Démoli en 1957)

 

La famille Allard est, à partir du XIXe siècle, une famille d'orfèvres, monnayeurs, financiers et hommes d'affaires belges.

 

Antoine Allard, le « Baron Rouge » Curieux personnage, ce baron qui fut un des fondateurs d’Oxfam-Belgique !

 

Originaire de Wavre, cette famille dont une branche fut anoblie en 1929, s'est établie à Bruxelles au XVIIIe siècle.

Le château fantôme d'un nabab de la finance

S 'il existe encore des grands seigneurs, c'est parmi les hauts et puissants barons de l'industrie et de la finance qu'il faut aller les chercher. C'est chez eux que vous trouverez le faste et l'ampleur de la vie à grande guide. A eux les hôtels princiers, les tables somptueusement servies, les galeries bourrées de chefs-d'oeuvre... écrivait à la fin du siècle dernier Louis Hymans. Et parmi ces nababs du grisou et de la finance.... se trouvait le banquier Victor Leon Odilon Allard (1840-1912), châtelain et bourgmestre d'Uccle (de 1895 à 1900), mais aussi sénateur et vice-gouverneur de la Banque nationale.

 

Le bourgmestre affiche un train de vie fastueux. Du moins si l'on en croit les impôts qu'il acquitte. Loin d'être un «fortuné honteux», le châtelain d'Uccle appartenait à une famille d'orfèvres et de directeurs de l'hôtel des monnaies. Premier couteau de l'ostentation, il dispose, outre de sa «campagne d'Uccle» (13 ha sis entre la rue de Stalle et la rue de la Station, estimés à environ 700.000 F en 1912, soit 140 millions en francs d'aujourd'hui), d'un hôtel de maître situé sur une artère bruxelloise chargée de prestige social (le no 19 de l'avenue de la Toison d'Or).

 

Construit par Cluysenaar, l'architecte des châteaux clés sur porte pour l'élite de la Belle Epoque, le château Allard fut l'un des premiers bâtiments en Belgique où la pierre blanche de France fut employée.Les fêtes organisées dans le domaine ucclois furent splendides, notamment lorsque fut inaugurée une nouvelle ligne de tram, vers le Globe, en 1896, ou encore en 1895 pour fêter la victoire des catholiques aux communales. Il faut dire que la salle à manger du château pouvait recevoir jusqu'à 200 personnes.

Le fils du bourgmestre, Josse Allard, disposait de l'une des plus grosses fortunes du royaume. Son décès en 1931 sonna le glas du château qui fut démoli en 1957.

 

Quant aux petits-fils du bourgmestre, ils défrayèrent la chronique. Ainsi Antoine (1907-1981), surnommé le «baron rouge» ou «l'ami des Chinois», liquida la prospère société financière de la famille pour consacrer sa fortune au mouvement «Stop War».Il créa en 1967 la section belge d'Oxfam.

 

Son frère, Olivier (1910-1981), fut quant à lui qualifié en 1972 par la presse parisienne de «plus grand escroc du siècle». Et cela pour avoir capté toute la fortune du prince Charles (le frère de Léopold III). Il fut tout de même acquitté au terme d'un procès à scandale.

 

Enfin, signalons que sur le champ des vanités posthumes, la famille Allard battit tous les records à Uccle. En effet, elle fit établir au Dieweg le plus grand monument funéraire de Bruxelles. Un mausolée de 70 caveaux qui trône toujours à l'entrée du cimetière tel un... suprême signe extérieur de richesse.

 

http://archives.lesoir.be/le-domaine-allard-rouvre-ses-salo…

 

Joseph Allard, né à Bruxelles le 27 février 1805 et mort à Uccle le 10 octobre 1877, est un orfèvre, banquier et homme d'affaires belge1, fils de Martin Joseph Allard, cordonnier2, né le 22 juillet 1771 et décédé le 27 avril 1844, et de Marie Françoise Josèphe Alexandrine Smeesters.

 

Joseph Allard créa notamment la Monnaie de Bruxelles en 18463. Sa famille s’en occupa jusqu’en 1931. Il bâtit sa fortune tant sur la frappe de la monnaie que sur la banque familiale.

 

Le mausolée Allard à Uccle

 

Joseph Allard fit également édifier le plus grand monument funéraire de Belgique pour lui et ses descendants. Ce mausolée, d’inspiration néo-romane et dominant tout le cimetière du Dieweg à Uccle fut réalisé en 1878 par l’architecte Ghys. Il est composé d’une chapelle et d’une crypte de 70 caveaux s’étendant sur 160 m2 dont une trentaine sont actuellement occupés.

 

Le château Allard à Uccle

 

Joseph Allard racheta un domaine sur lequel il fit bâtir en 1860 un castel en style néo-renaissance par le célèbre architecte Jean-Pierre Cluysenaar. Ce fut un des premiers édifices en Belgique où la pierre blanche de France fut utilisée. Le château était composé de multiples tours élancées et de nombreuses girouettes. Au décès de Joseph, il fut estimé à 200 000 F de l’époque (environ 6,1 millions d’euros). Son fils Victor Allard le transformera en demeure de prestige à grands frais.

L’intérieur du castel était composé notamment d’un somptueux escalier à double rampe dont la cage d’escalier était en marbre blanc, d’une vaste salle à manger pouvant contenir 200 personnes et un salon luxueusement meublé.

Le parc du château mesurait 13 ha. Il était composé d’une orangerie, d’un potager, d’un château d’eau, d’un gazomètre, d’un jardin d’agrément et de six étangs. À la mort de Victor Allard en 1912, le domaine fut estimé à 727 136 F (environ 22,1 millions d’euros). Il restera dans la famille jusqu’en 1958 date à laquelle le château fut détruit et des lotissements furent construits sur le domaine.

Joseph Allard fut Directeur de la monnaie, officier de l'ordre de Léopold, Commandeur du Nombre de l'Ordre d'Isabelle la Catholique, Officier de l'ordre de la couronne d'Italie, Chevalier des ordres du Danemark de NS le Christ, de Charles III du Metjidié5. Patriarche de la famille, Joseph Allard fut à l’origine du succès financier de la famille. À sa mort, son fils Victor Allard reprit ses affaires.

 

40 ans d’Oxfam-Magasins du monde

 

40 ans d’Oxfam-Magasins du monde. Des premiers pas d’Oxfam-Belgique aux nouveaux défis du commerce équitable.

La naissance et l’évolution d’un mouvement, c’est toujours un peu mystérieux… surtout dans un pays compliqué comme la Belgique ! Afin de mieux comprendre l’évolution d’Oxfam-Magasins du monde, il est important de se plonger dans le passé, et de remonter à la naissance d’Oxfam en Belgique et à l’apparition du concept de commerce équitable. Ce regard en arrière est d’autant plus intéressant à l’heure où Oxfam-Magasins du monde est confronté à des défis importants et s’interroge sur son positionnement politique et économique.

Oxfam voit le jour en Belgique le 17 septembre 1964, lorsque le Comte Victor de Robiano, le Baron Antoine Allard et quelques-uns de leurs amis

 

Antoine Allard, le « Baron Rouge »

Le baron Antoine Allard, né à Bruxelles le 16 décembre 1907 et mort le 18 juin 1981 (à 73 ans), est un peintre et pacifiste belge, cofondateur d'Oxfam Belgique. Il est issu d'une famille de banquiers.

Curieux personnage, ce baron qui fut un des fondateurs d’Oxfam-Belgique !

Après avoir animé, fin des années 40, le mouvement pacifiste « STOP WAR », il s’intéresse de près au Congo et, avec Jean Van Lierde (le premier objecteur de conscience reconnu en Belgique), il établit des relations très amicales avec des intellectuels et politiques congolais. Au-delà de son engagement humanitaire, le Baron Allard côtoie les intellectuels de son époque (Bertolt Brecht, Jean-Paul Sartre, Carlo Levi, le poète belge Georges Norge,…). Il a lui-même publié différents pamphlets et n’a jamais abandonné le dessin et la peinture…

Villa la Clairière, dite également Château Vanden Corput

Chaussée de Waterloo 876, 876a

 

À l'angle de l'avenue de la Clairière, ancienne maison de campagne de stylenéo-Renaissance flamande, conçue en 1871-1873, probablement par l'architecte Van Ysendijck et quelques fois modifiée lors des décennies 1870-1880 (porte dans le mur de clôture, écuries,…). Elle est édifiée au lieu-dit Rattecapelle (hameau de Langeveld), en lieu et place d'une ancienne chapelle. En 1991-1992, la villa est considérablement agrandie en stylepost-moderne (architectes P. De Bloos et J. P. Hoa) et son jardin est bâti d'immeubles à appartements.

 

Chaussée de Waterloo 876, élévation côté avenue de la Clairière, AVB/TP 24733 (1871-1873).

 

Élévation originelle en briques rouges, rehaussée de briques claires et de pierre blanche, savamment agencées, de deux ou trois niveaux sur hautsoubassement. Avenue de la Clairière, façade de trois travées, les deux premières couronnées d'un vaste pignon à gradins, traversé d'une gaine de cheminée. Travée biaise, traitée en tourelle sous toiture en flècheretroussée et devancée d'un balcon à garde-corps en fonte, sur corbeaux. Chaussée de Waterloo, façade de quatre travées, les trois dernières souspignon à gradins ; dans l'axe de celles-ci, logette à allège portant l'inscription « villa la clairière ». Elle sert d'assise à une terrasse. Latéralement, façade-pignon devancée d'un jardin d'hiver sous terrasse àgarde-corps en bois ainsi que d'un volume percé de l'entrée, flanqué d'unetourelle sous toiture en flèche retroussée, abritant un escalier, et d'une massive tour carrée. Fenêtres rectangulaires sous arc de décharge brisé et aplati : tympan à ornements auriculaires portant les mentions « kunst » et « gunst ». Vocabulaire ornemental caractéristique du style néo-Renaissance flamande : meurtrières, allèges à fuseaux, frises à redents,ancres, petites lucarnes à ferme apparente, épis de faîtage,… Châssis et portes remplacés.

 

Mur de clôture ceignant autrefois toute la propriété, en briques, rehaussé de tables en moellons de grès. Il est percé de deux portes en chêne anciennes.

 

Chaussée de Waterloo 876a

 

Au no 876a, anciennes écuries actuellement transformées en bureau, faisant autrefois partie de la propriété Vanden Corput et édifiées en 1888. Petit bâtiment perpendiculaire à la chaussée, à façades de briques, rehaussées de pierre bleue. Façade-pignon de deux niveaux, dotée d'unetable aveugle au r.d.ch. et d'un balcon à garde-corps en fonte devançant une baie cintrée à l'étage. Façade arrière percée de la porte et articulée autour d'une tourelle d'angle.

Château Devis (École Européenne (de) Bruxelles I Uccle) Architecte: Adrien Blomme (1878-1940)

 

Si le château garde sa beauté, le parc a été totalement bâti.

 

À Uccle, dans le quartier du Vert-Chasseur, en face de la chaussée menant au restaurant La Villa Lorraine, se trouve l’entrée d’un ancien superbe domaine actuellement étendu sur cinq hectares. Il prit en pleine première guerre mondiale des allures de prestige. Dans ce lot ancien de la forêt de Soignes, Paul Devis (1865-1946) industriel, marchand de fer dont les florissantes entreprises étaient installées le long du chemin de fer à Anderlecht, s’est fait construire un très beau château de style Louis XV sur le mode français. M. Devis avait acheté un terrain de 4 ha en 1908. Il porta son domaine à 14 ha ensuite. La date de 1915 figure sur un cartouche en façade d’entrée. Cette date est confirmée par des documents anciens qui stipulent une ouverture du chantier le 20 juin 1914, à quelques semaines du début du conflit mondial. Le célèbre architecte Adrien Blomme a signé cette œuvre de style Beaux-Arts.

 

Depuis 1959, on y trouve l’Ecole Européenne qui accueille les enfants des diplomates et des fonctionnaires de l’Union Européenne. Cette école faillit s’installer dans le château du baron Brugmann à Uccle mais aussi au château de La Solitude. Les vendeurs étaient les quatre filles de Paul Devis (épouses de MM. Brassinne, Legrand, Lapage et Metz). Le seul grand fait de cette demeure outre la visite de l’école par le roi Baudouin, de la reine Juliana et de la princesse Béatrix des Pays-Bas le 1er juin 1960 aura été le mariage de Barbara Devis avec le marquis d’Assche (1928-1994), en 1957. Barbara est la fille d’Alexandre Devis, fils de Paul.

 

Mariage illustre

Le mariage de Barbara avec Wauthier était une grande chose. Pour l’occasion, le château fut totalement redécoré par René Withof aidé par le jeune Ronald Wright. Ce dernier, allié aux Devis, est devenu antiquaire puis éminent collectionneur. Wauthier d’Assche était le fils de Henri (1902-1952) et de Colette Allard, fille du baron Josse (1868-1931) et de Marie-Antoinette Calley Saint-Paul de Sinçay. Le jeune couple uni en 1901 allait devenir en 1906 beau-frère et belle-sœur du prince Albert de Ligne, grand-père des derniers Limburg Stirum, propriétaires du château de Rumbeke. Le prince épousa Marie-Louise de Sinçay, à Angleur. Cet endroit s’explique car le père Sinçay, Gaston, était un des patrons de la société liégeoise Vieille Montagne. Quant aux Allard il s’agissait de la famille du banquier et bourgmestre d’Uccle qui s’était fait construire son château par Jean-Pierre Cluysenaar. Ce dernier château comme tant d’autres à Uccle a été détruit par la pression immobilière et le manque de respect dû aux demeures éclectiques.

 

Le couple d’Assche qui résida dans les magnifiques dépendances du château du Mussain à Saintes (château démoli) eut à son tour plusieurs enfants: Henri, Edouard et Eve. Ces d’Assche, de la branche des barons de Carloo (hameau de Uccle), baron de Schoonhoven et de Marets pour Maximilien (1764-1847), devinrent par extinction des autres branches les héritiers des comtes d’Oyembrugge si souvent rencontrés.

 

Le charme du Louis XV

 

Le château de briques et de pierre blanche est posé sur une légère butte du côté de la rue qui regarde au nord. Il domine une longue plaine vers le parc. Ce dernier a été planté de divers bâtiments scolaires, parfois très beaux. Du côté de la rue, le château s’appuie sur un mince soubassement à jours. Il s’organise autour de neuf travées groupées par trois. Les baies sont à encadrements plats, à clé et arc surbaissé. Celles du centre sont en léger ressaut et limitées par des pilastres à refends qui soutiennent un fronton triangulaire animé d’un œil-de-bœuf orné de rinceaux. L’entrée dans la maison s’effectue par un perron chantourné et couvert tenu par six colonnes. Le garde-corps de la terrasse possède des consoles baroques. Les deux niveaux du château sont isolés par un large bandeau. Six lucarnes Louis XV à volutes animent la toiture en bâtière. On les retrouve du côté du parc, vers le sud.

 

De ce côté les angles de l’édifice, chaînés, sont limités par des pseudos tours semi-circulaires d’un seul niveau offrant des terrasses. Elles comptent chacune trois travées. Le corps de logis présente toujours neuf travées très serrées en bas et identiques à la face nord en haut. En bas les baies en plein cintre donnent accès à la terrasse et au perron. Au centre émerge un avant-corps tout en pierre blanche sommé d’un fronton très élégant en arc surbaissé. Il est décoré d’un bas-relief figurant l’Eté ou l’Abondance. Voilà qui a beaucoup de charme.

 

On ne visite pas. Le château se voit de la rue.

Le «château Paridaens» Rue Groeselenberg

 

Le «château Paridaens», du nom de son premier propriétaire, également appelé château Groeselenberg

 

Autrefois bien féodal dépendant de la ferme rose et faisant partie de l'ancien Stuyvenbosch jusqu'a sa vente en 1780.

 

Utilsé à partir de 1898 comme résidence d'été par l'avocat Henri Paridant après la construction d'un monumental château néo-gothique d'après les plans de l'architecte Théo Van Mol. Le domaine est caractérisé par un promontoire triangulaire dont les flancs abrupts sont plantés de hêtres d'ages divers.

Connue vers 1775 comme Drooselenbergh ou Hoogstrate, cette rue a pris son nom actuel vers 1815. Le nom provient d'un hameau et probablement d'une enseigne d'auberge. Le nom actuel apparaît vers 1840 et désigne une colline couverte d'arbustes épineux.

 

Le domaine et le château Paridaens constituent

un site protégé. Ils furent réalisés en 1900 dans un style néo-Renaissance flamande.

Protection définitive depuis 19/04/1977.

Situé entre l`avenue De Fré et la clinique des Deux-Alice, cette belle propriété privée se présente comme un plateau surélevé aux pentes boisées relativement raides, dominé par un château, le tout sur une superficie de 4 ha.

 

L`entrée, à angle droit de la rue du Groeselenberg, marquée d`une grille sans prétention, ouvre sur une belle allée de tilleuls qui conduit au château. Construit en briques rouges dans le style néo-gothique fort utilisé à la fin du XIXème siècle, le château est aujourd`hui à l`abandon. (rénové depuis les permis accordés par la commune en 2000 - LK)

​C`est là qu`en 1897, Henri Paridant, avocat à la Cour d`appel de Bruxelles, a fait édifier sa résidence d`été. Ses héritiers y ont vécu jusqu`à la fin des années septante.

 

Le classement du site et son inscription en zone verte empêchent fort heureusement son morcèlement et sa transformation en lotissement. Tout le centre du plateau(partie plate) fut malheureusement déboisé en 1988 et les arbres les plus intéressants furent abattus, réduisant cette partie du site à une clairière à végétation arbustive. On y relève cependant encore, outre l`allée de tilleuls, un très bel exemplaire de séquoia géant.

​Les pentes sont plus riches, puisque garnies en grande majorité de hêtres plantés il y a plus de cent ans, qui forment un ensemble homogène et majestueux.

 

Un chemin en pente douce, toujours sous bois, conduit à une source en contrebas, en bordure de l`avenue De Fré. Avec le parc public de Wolvendael, le domaine du Groeselenberg est le dernier éperon boisé digne d`intérêt le long de l`avenue De Fré, aujourd`hui envahie par de grands immeubles à appartements.

 

UCCLE On n'attend plus que le permis Le château Groeselenberg en passe d'être rénové

Mardi 15 février 2000

Face à l'ambassade de Russie, avenue De Fré, une belle propriété de 4 ha est à l'abandon depuis une dizaine d'années. Le «château Paridaens», du nom de son premier propriétaire, également appelé château Groeselenberg, est aujourd'hui en passe d'être rénové. Enfin! On n'en sera certain que le 23 février prochain, après la commission de concertation qui doit délivrer le permis d'urbanisme.

 

Aujourd'hui, cette demeure début de siècle est en bien mauvais état. Mérule, toit branlant abritant des oiseaux mais protégeant peu de la pluie, absence de fenêtres, tags... Et une hêtraie quasi abandonnée. Plusieurs dizaines de millions seront nécessaires à la réfection.

Les héritiers de la famille Paridaens, en indivision, ont vendu en 1972 le château avec 1,4 ha de terrain (et un droit de passage face aux Deux-Alice)pour payer les droits de succession. Deux ans plus tard, la propriété devenait «site classé»! Mais la construction n'est, elle, pas classée.

 

​De promoteur en promoteur, il y a eu différents projets de rénovation du château, il fut même question d'en faire le siège de RTL, mais le classement du site était trop lourd de contraintes.

Les Ucclois sont habitués à cette demeure patricienne qui surplombe tout le coin De Fré - Statuaires - Groeselenberg et se voit de loin du côté De Fré. On n'imagine pas, depuis la rue, la détérioration immobilière, mais lorsqu'on en approche par la rue Groeselenberg (l'entrée se trouve en face des Deux-Alice), on comprend que les autorités communales s'inquiètent, d'autant que les arbres ne sont pas loin de menacer l'avenue De Fré.

 

​Les derniers propriétaires en date: Bernard Levie et son épouse, qui est architecte. Ils l'ont acheté à des promoteurs immobiliers découragés, juste après avoir raté - de peu - l'acquisition du château de Beco tout proche. Leur but: habiter l'aile centrale et louer la petite aile est (qui deviendrait un logis deux chambres) ainsi que l'aile ouest, construite vingt ans plus tard, avec un jardin. Ils comptent aussi remettre en état la petite conciergerie annexe.

 

​La commune paraît favorable à la restauration, l'Association des comités de quartier ucclois (ACQU) souhaite le sauvetage du manoir début de siècle bien qu'il conteste quelques idées des propriétaires, mais la Commission royale des monuments et sites fait certains reproches au projet Levie: des modifications à la toiture, des transformations aux fenêtres et à une des tours. D'après les plus avertis, la reconstruction se ferait à 95% à l'identique, et l'essentiel du patrimoine serait préservé. Par ailleurs, les mêmes se demandent dans quelle mesure l'on peut exiger «encore plus» de la part d'un propriétaire privé. Il est cependant possible que le projet ne soit agréé que moyennant quelques changements sur les 1.000 m 2 (caves comprises) appelés à être rénovés.

 

​http://archives.lesoir.be/uccle-on-n-attend-plus-que-le-per…

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