Quartiers

Les quartiers

Quartier du Chat

 

A hauteur des numéros 176-178 existait autrefois un point d'eau public. Ce puits, en grande partie maçonné en briques, de forme carrée, une construction d'à peu près 7 m de hauteur en style gothique, couronnée de créneaux, aurait fait partie du mur d'enceinte du domaine conventuel de Boetendael, qui s'étendait à cet endroit. Le puits s'étant asséché vers 1900, il fut démoli une dizaine d'années plus tard. C'était le symbole du quartier du "Kat" (Chat), il en existe de magnifiques photos.

Messidor (mois des récoltes - oogstmaand) est le 10e mois du calendrier républicain du 20 juin au 19 juillet en vigueur en France et chez nous de 1792 à 1806.

 

Carrés

Une des particularités de la commune d'Uccle est d'avoir conservé les"carrés",ces groupes de petites habitations ouvrières édifiées dans la deuxième moitié du XIXième siècle et qui,situées en retrait des chaussées ,sont accessibles par une unique ruelle étroite.

La plupart sont situés dans le quartier du Chat,cet ancien hameau populaire qui accueillit naguère les habitants des MAROLLES chassés par la construction du Palais de Justice(1866-1883).

 

En général, les carrés portent le nom de leur propriétaire et bâtisseur:

Pauwels,Peeters,Meert,Stevens,Tillens,Cassimans,Sersté,Dewandeleer...

 

Avenue de Messidor

Cette artère était jadis la Schoon Zichtlaan (avenue Belle-Vue) tracée en 1875 par Georges Brugmann sur le trace de l'ancienne Kattestrate (rue du Chat - carte de Wauthier, 1821), appelée aux Côté d'Or à cause du sable qui en constituait le sol. A l'origine, le nom avenue Belle-Vue était appliqué à la section avenue Brugmann-rond-point Churchill et probablement inspiré par le château ("Belle-Vue") que Georges Brugmann y avait fait construire sous la direction de l'architecte Janlet. Vers 1890, le nom fut appliqué au prolongement entre l'avenue Brugmann et la chaussée d'Alsemberg. Après 1916, le nom fut appliqué au tout.

 

Rue de Boetendael

Le nom de cette rue fait allusion au couvent qui fut fondé en 1467 mais dont ne subsiste aujourd'hui que l'embrasure d'une porte dans les jardins de l'ambassade de Russie, avenue De Fré.

Philippe Hinckaert, maître des forêts brabançonnes et futur chambellan de Charles le Téméraire, fit don des terrains nécessaires à la duchesse Isabelle de Portugal, troisième femme et veuve de Philippe le Bon, pour y installer un couvent de franciscains. Ils faisaient partie d’un fief dépendant du duché de Brabant. Deux frères ont ensuite été dépêchés de Malines pour superviser les constructions et l’installation de la communauté, généreusement financées par le duc de Bourgogne. Un de ses descendants, Philippe Ier le Beau, n’hésitera pas à faire de même en fournissant du bois ou, même, en faisant tirer des conduites depuis la warande du parc de Bruxelles pour remplacer une source ou un puits tari à la suite d'un tremblement de terre.

Devenu récollet – franciscain de la stricte observance – au XVIe siècle à la suite de la réforme de l'ordre à laquelle les franciscains de Boetendael semblent avoir contribué, le couvent a dû être reconstruit après l’incendie de 1579 provoqué par les calvinistes. Les archiducs Albert et Isabelle déléguèrent leur propre architecte, Ferdinand Dandelot, pour reconstruire la chapelle (1604) et l’hôtellerie (1610). Une fois veuve, l’archiduchesse y trouvera refuge sous l’habit de clarisse.

 

Le domaine de Boetendael était clôturé par un mur dont l’itinéraire suivait, approximativement, l’avenue Coghen, l’avenue de Messidor, la rue Edith Cavell et le Sukkelweg. D’une facture simple mais majestueuse, les bâtiments étaient entourés de jardins à la française ornés de vasques et d’ifs taillés. De larges haies entouraient chemins et allées tandis que les collines étaient plantées d’arbres en quinconce. Potagers, vergers et bois se partageaient le restant de la surface.

 

Après la suppression des ordres religieux décrétée par le Directoire en 1796, le couvent de Boetendael est vendu comme bien national à un commerçant bruxellois, du nom de Pierre-François Tiberghien. Une bonne partie des bâtiments sont démolis et les matériaux vendus.

 

Le domaine de Georges Brugmann

Rendu au privé, le domaine passe de mains en mains jusqu’à entrer dans le patrimoine du célèbre banquier Georges Brugmann (1829-1900). Issu d’une famille rhénane attirée à Verviers par l’industrie lainière en plein essor, Georges Brugmann a fait sa carrière dans la banque fondée par son père, comme beaucoup d’autres immigrés allemands. Il mettra sa fortune au service de multiples causes : l’église protestante dont il est membre actif et bailleur de fonds, Léopold II dont il soutient l’aventure coloniale en participant à la fondation de nombreuses entreprises économiques, la transformation résidentielle du nord d’Uccle et des communes limitrophes. C’est à ce titre qu’il finance la construction de l’avenue Brugmann (1872-1875) et qu’il fait réaliser les plans des avenues de Longchamp (traduction de Langeveld), Belle-Vue, Albert et des Ormes, devenues après-guerre respectivement Winston Churchill, de Messidor, Albert et des Ormeaux.

L’avenue Belle-Vue porte le nom du château que Georges Brugmann a fait construire par l’architecte Charles-Emile Janlet vers 1870 en haut de la propriété qui la borde. Belle bâtisse éclectique couverte de bandeaux de brique et de pierre, il a malheureusement été démoli en 1962 au moment du lotissement de la propriété par les héritiers du célèbre banquier. Philanthrope, celui-ci aura encore contribué à la construction d’un hôpital qui portera son nom, d'un refuge pour vieillards aux Ursulines et à la rue Blaes, d’un sanatorium pour tuberculeux à Alsemberg, etc.

Lotissement de la propriété

 

Frédéric Brugmann (1874-1945), neveu du célèbre banquier, vendit les deux tiers de la propriété et racheta la partie du domaine de Boetendael où se trouvait le couvent à l’avocat Fernand Bidart. Ce dernier y avait fait construire sa résidence par l’architecte Albert Dumont. En 1945, la propriété de 46 hectares échut aux trois filles de Frédéric, qui décident de la lotir. Après de multiples tergiversations, un plan d’aménagement définitif est approuvé par le conseil communal d’Uccle le 17 octobre 1966. Il prévoyait l’implantation d’immeubles à appartements de standing sur tout le périmètre compris entre les avenues De Fré, de Boetendael, Brugmann, de Messidor, Léo Errera et la rue Roberts Jones. En compensation, 5 hectares de terrains sont cédés gracieusement à la commune le 5 novembre 1969 pour y créer un parc communal et cinq autres sont vendus à des conditions avantageuses au Royal Léopold Club.

 

Les immeubles, financés par les principaux promoteurs-entrepreneurs immobiliers de la place, sortent de terre à une vitesse accélérée entre 1969 et 1979. La crise économique aidant, les espaces disponibles ne seront comblés que dix ans plus tard.

L’avenue Bourgmestre Jean Herinckx, tracée en 1962 à travers le domaine, sépare le lotissement du parc Brugmann. Celui-ci est inauguré en 1975. C’est une grande cuvette boisée à l’exception d’une clairière circulaire engazonnée – le vallon de Boetendael - bordée d’un côté par les courts de tennis du Royal Léopold Club et de l’autre par de grands immeubles à appartements cachés par les bois. Le mur de clôture au coin des avenues de Messidor et Brugmann est l’unique témoin de l’ancienne propriété.

 

Quartier du Homborch-Kriekenput

Cité du Homborch

 

Vidéo de l'histoire de l'idée des cités jardins => https://www.youtube.com/watch?v=lBuPhCiJjag

 

Nom emprunté à un lieu-dit, cité dès 1442. Le mot est composé de hoon (hauteur) et de berg (montagne).

 

La Société coopérative uccloise de construction d'habitation à bon marché propose en 1928 de construire une petite cité-jardin sur la plateau du Homborchveld, dans le but de réduire le nombre important de taudis et de baraquements présent dans la commune. Le projet, confié à l'architecte Fernand Bodson, comprend 120 logements répartis en 27 groupes.

 

Les briques nécessaires pour le chantier (6 millions) sont fabriquées sur place, afin de réduire les coûts. Mais cette proximité engendre des malfaçons. Les problèmes rencontrés sont tels que Fernand Bodson doit aller régulièrement recruter lui-même des ouvriers à la gare et les amener sur le chantier. Un immeuble pour ménages de personnes agées est ajouté au programme en 1929.

 

La cité est achevée avec difficulté en 1930.

 

La réserve du Kinsendael-Kriekenput

 

Les premières mentions écrites de l’occupation du site remontent au Moyen Age. Au 14e siècle, en effet, le fief de Groelst est morcelé et l’une des parcelles devient le Kinsendael. Il relève alors de la cour féodale d’Afflighem.

 

Le domaine – « het Hof te Glatbeke » – (terres, ferme, dépendances) se transmet alors de génération

en génération d’abord au sein de la famille Van der Straeten, puis Waslanski. En 1828, il est vendu à Alphonse Marbais du Gratry, un conseiller à la Cour des Comptes, qui y fait d’importants travaux. La maison de campagne des derniers propriétaires (le baron Van der Linden d’Hoogvorst) devient un château néoclassique avec écurie, remise, maison de jardinier, étang, jardin potager, serres, jardin d’agrément et

arbres fruitiers.

 

Entre 1855 et 1883, les terrains boisés situés sur la rive droite du Groelsbeek et qui faisaient eux aussi partie de l’ancien domaine de Groelst sont progressivement acquis et annexés au Kinsendael. Ils constituent l’actuel Kriekenput. Ce nom, littéralement « trou des cerises » ou « puits des cerises », viendrait de l’existence de cerisiers plantés de long de l’actuelle rue Engeland ; mais la présence d’un puits n’a jamais pu être

démontrée ; à moins que ce soit le relief très encaissé de l’endroit qui ait suggéré cette appellation.

 

Charles Woeste, leader du parti Catholique et ministre d’Etat, devient propriétaire du Kinsendael en 1890.

La famille revend le château et son splendide parc romantique en 1924. Deux propriétaires s’y succèdent encore avant que le site ne soit progressivement abandonné.

 

En 1960, la Compagnie Immobilière de Belgique achète les 7,4 hectares du Kinsendael en vue de le lotir une fois le site drainé et les sources mises à l’égout. Le vieux château, endommagé par un incendie au cours de la seconde guerre mondiale, est démoli, tandis que la partie ouest du jardin est nivelée, entraînant le

comblement de l’étang.

 

En prévision de l’arrivée de ces nouveaux habitants, la rue Engeland est également élargie. Mais une autre menace s’annonce : le percement du ring sud de Bruxelles. Pour protéger le quartier, la commune d’Uccle propose en 1974 d’inscrire le Kinsendael en zone d’espace vert, ce qui se concrétisera

cinq ans plus tard. La Compagnie immobilière devra être indemnisée…

En attendant, sans entretien, le parc est progressivement recolonisé par des espèces naturelles et retourne à l’état sauvage. Il est racheté par la Région bruxelloise le 4 mars 1988. Souhaitant protéger sa valeur écologique, elle lui octroie l’année

suivante le statut de réserve naturelle domaniale.

 

http://document.environnement.brussels/…/IF_EV_Parcs_Reserv…

Quartier du Vivier D'oie (ou doye)

 

Saint-Job au temps des fameuses chasses aux "prinkères"! Avant 1914, une fois l'an, les joyeux Bruxellois débarquaient du vicinal au Vivier d'Oie, revêtus du sarreau bleu, de la casquette noire et du foulard rouge à pois blancs des Révolutionnaires de 1830.

 

Au mois de Mai, à la saison des hannetons, Pée et son fils Jef, allaient à Uccle-St. Job à la kermesse aux Prinkères honorer Saint Job. Pée jouait d'un vieil alto (violon) et son fils jouait de la flûte en fer blanc à 5 cens. Ils revenaient dans le quartier Notre-Damme-au-Rouge avec une belle recette.

 

Prinkères

 

Mon grand frère "jouait" avec cet insecte, il attachait la petite bête à une ficelle, cette dernière s’envolait, mais étant attachée, tournoyait au dessus de sa tête, en chantant la chanson de circonstance « vleege, vleege….)

La "délivrance" vint par l’oiseau qui l’avala d’un coup.

Jeannine Heymbeeck (1934-)

 

L'avenue du Vivier d'Oie longe la lisière du bois de La Cambre et relie l'avenue de la Clairière à la chaussée de La Hulpe, en croisant successivement la voie principale du champ du Vert Chasseur et le chemin des Oiseleurs.

 

Cette voirie tire son nom d'un hameau situé plus au sud, sur Uccle, dénommé Diesdelle ou Vivier d'Oie. Elle emprunte partiellement le tracé d'une longue drève rectiligne, étroite et autrefois bordée de hêtres, créée dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, comme plusieurs autres allées sillonnant le bois de La Cambre. Cette voie traversait la forêt de Soignes au départ de l'abbaye de La Cambre. Vers 1850, elle était dénommée drève (parfois également allée ou avenue) des Gendarmes, nom qu'elle porte encore sur le territoire ucclois. En séance du Conseil communal de Bruxelles du 05.07.1878, l'artère est dénommée allée du Vivier d'Oie. Elle reçoit le nom d'avenue en séance du Conseil communal de Bruxelles du 07.10.1932.

 

L'avenue fait partie intégrante du quartier du Vert Chasseur. Pour en savoir plus sur l'historique du quartier, voir champ du Vert Chasseur.

 

Du fait de sa proximité avec le bois de La Cambre, elle est la première artère du quartier à être bâtie d'établissements récréatifs. Deux restaurants s'y installent. D'abord le Trianon, construit en 1869 à l'angle de l'avenue de la Clairière (voir cette avenue). Puis, au no 75, le café-restaurant-pension la Villa Lorraine, classé depuis longtemps parmi les meilleures tables de la capitale. Conçu en 1893 par l'architecte Édouard Elle et de dimensions modestes à l'origine, cet établissement est agrandi et considérablement modifié au cours du temps.

 

Au no 4, se trouve une ancienne usine élévatoire de la Compagnie des Eaux, qui servait à arroser le bois de La Cambre et l'avenue Louise. Elle est aujourd'hui transformée en bureau (voir bois de La Cambre).

 

L'avenue est essentiellement constituée de villas, dont la majorité remonte à la charnière des XIXe et XXe siècles, tels les nos 17, 19 et 71 (voir ces nos) ou encore le no 65 (1908), aujourd'hui transformé. De style pittoresque, elles impriment à l'avenue un caractère champêtre. Ce caractère perdure dans les années 1920, avec le no 1 (1928), fortement transformé, ou le no 73 (voir ce no). Il est à peine troublé aujourd'hui par quelques constructions plus récentes.

 

La «marée populaire»

 

Dès la création du bois de la Cambre, il a été convenu que seulement quatre établissements seraient tolérés: le Gymnase, le Chalet des Rossignols, la Laiterie (disparue dans les flammes en 1973) et le Chalet de l'île Robinson. Mais la fréquentation élevée du bois entraîna l'ouverture d'autres guinguettes aux entrées du bois à la fin du XIXe: Moeder Lambic et Moeder Kramik, le Trianon, la Villa Lorraine...

 

Le bois a connu immédiatement un succès de foule. Près de 400 cartes postales d'époque témoignent encore aujourd'hui de son attrait. Cet engouement a même effrayé les aristocrates et l'un d'entre-eux a décri son angoisse devant les bousculades du week-end: «Ce sont des jours néfastes pour l'avenue comme pour le bois. Ces jours-là, le bas de la ville s'insurge avec la banlieue. La marée populaire remonte à flots pressés. Oui, une insurrection communarde doit avoir à peu près cette physionomie!»

 

En se promenant au bois, le petit peuple de Bruxelles venait aussi admirer les équipages de la noblesse et les belles toilettes des courtisanes.

 

En 1875, 75 ha supplémentaires étaient adjoints au territoire de Bruxelles pour la création de l'hippodrome de Boitsfort. A dater de cette année, les retours de courses sont devenus l'attraction du week-end. Des voitures élégantes: victoria, phaéton, landau, huit-ressorts à la Daumont défilaient au bois, à la suite du fameux «four in hands» de la reine Marie-Henriette. Dans les attelages, on distinguait des «gueules de raie» ou des «panthères» en corsage Louis XV. Tout cela s'est achevé en même temps que la Belle Epoque, comme les parties de tennis disputée jadis sur la pelouse des Anglais.

Le quartier du Vert Chasseur.

 

(Sur Uccle et sur la commune de Bruxelles mais fréquenté essentiellement par les Ucclois...voir l'explication en bas de cette page :-) )

 

Arrêtée par le Conseil communal de Bruxelles en 1882, la dénomination champ du Vert Chasseur recouvre trois artères : une avenue principale raccordant la chaussée de Waterloo à l'avenue du Vivier d'Oie et deux voies latérales reliant perpendiculairement la première au chemin des Oiseleurs. Vert Chasseur est également le nom que l'on donne au quartier inclus entre les avenues de la Clairière et du Vivier d'Oie et les chaussées de La Hulpe et de Waterloo.

 

L'appellation se retrouve sur d'anciennes cartes de l'agglomération bruxelloise : à l'origine, il s'agit d'un petit hameau, resté longtemps rural et groupé autour de la chaussée de Waterloo. À l'intersection de deux anciens chemins, le Dieweg (future avenue de la Clairière) et le Walsche Weg (future chaussée de Waterloo), ce hameau est également appelé, à partir du XVe siècle, de Hut ou de Hudt. Déterminant pour son urbanisation, l'aménagement du bois de La Cambre est projeté en 1862. Le bois sera intégré deux ans plus tard, par l'arrêté royal du 21.04.1864, à la Ville de Bruxelles, qui annexe également une partie des terrains du hameau ucclois du Vert Chasseur : la limite communale, irrégulière, entre Bruxelles et Uccle correspond à la zone de défrichement autour du hameau vers 1800. Elle est aujourd'hui partiellement matérialisée par le chemin des Oiseleurs et par un sentier pavé sans nom, qui débute à l'extrémité de l'avenue Casalta, en direction du chemin des Oiseleurs.

 

Concernant le champ du Vert Chasseur proprement dit, la désignation de « champ » renvoie au fait que l'urbanisation de ces trois voies a été menée sur un ancien champ par des propriétaires privés, les familles Eggericx (à l'ouest) et Vanden Elschen (à l'est). L'artère principale du champ est d'ailleurs appelée pendant longtemps avenue Vanden Elschen. Elle reçoit sa dénomination actuelle en 1927. La voie perpendiculaire à cette avenue, côté chaussée de Waterloo, est d'abord appelée allée du Vert Chasseur, tandis que celle qui est située côté bois est dénommée jusqu'en 1990 allée de l'Étrier, car elle mène au manège homonyme. Ces voiries sont considérées comme une propriété privée jusque dans les années 1950. En séance du Collège du 24.11.1950, on décide l'incorporation de l'ancienne avenue Vanden Elschen à la voirie urbaine et la construction d'égouts pour assainir le quartier. En effet, la Compagnie intercommunale bruxelloise des Eaux appréhende la contamination de l'adducteur des eaux du Hain, qui passe sous le champ, par des infiltrations d'eaux usées provenant des habitations du quartier. Les riverains se plaignent en outre d'insalubrité et de menaces d'épidémies. Les frais de construction des égouts et de la remise en état du pavage est à la charge des riverains. En 1958, la famille Vanden Elschen cède gratuitement l'assiette des voies publiques.

 

C'est dans cette enclave bruxelloise que se développent tout d'abord, concomitamment avec le succès grandissant du bois, quelques établissements récréatifs, pour la plupart disparus aujourd'hui. Citons le Trianon, le plus ancien café-restaurant du Vert Chasseur, installé en 1869 à l'angle des avenues de la Clairière (voir cette avenue) et du Vivier d'Oie. À l'angle de l'avenue du Vivier d'Oie et de la chaussée de La Hulpe, la Villa Lorraine, encore en activité aujourd'hui, est, à sa fondation par le restaurateur Trippa-Dekoster en 1893, un café-restaurant-pension (voir avenue du Vivier d'Oie). Enfin, au no 964 de la chaussée de Waterloo, un café-pension de famille, à l'enseigne Le Vert Chasseur, est implanté au début du XXe siècle et sera remplacé par une station-service.

 

La physionomie du quartier a évolué au cours du temps. De récréative, elle est devenue essentiellement résidentielle. L'urbanisme du quartier, fait de villas, d'immeubles à appartements de standing récents et de quelques maisons mitoyennes, est resté dans l'ensemble assez chaotique, sans véritable alignement prédéfini. Les constructions, édifiées tout au long du XXe siècle, font la part belle aux styles éclectique et régionaliste d'inspiration pittoresque.

 

Au cours du XXe siècle, la vocation résidentielle du champ du Vert Chasseur s'impose au détriment de sa fonction rurale, puis récréative, à l'exception du beau manège du Royal Étrier belge, construit durant l'entre-deux-guerres (voir no 19-20). Les premières villas, pour la plupart jumelées, apparaissent aux environs de 1910, commanditées par des membres des familles Vanden Elschen et Eggericx, cette dernière faisant confiance à l'architecte Fernand Conard (voir numéros 3, 4, 5 et 6). Le même architecte signe également les nos 7 et 11 (1910-1911), aujourd'hui transformés. L'urbanisation se développe lentement. La partie sud du champ est bâtie de maisons mitoyennes et de villas à trois ou quatre façades, entre les années 1920 et 1960.

 

Du fait du grand laps de temps qui sépare les diverses constructions et en l'absence fréquente de contraintes urbanistiques strictes, la physionomie du champ est aujourd'hui fort hétéroclite. La fonction résidentielle et le style pittoresque prédominent dans les bâtiments conçus des premières années du XXe siècle aux années 1960. La plupart des habitations ont été modifiées au cours du temps. C'est le cas notamment du no 17, de 1927 (architecte René Detry), dont l'enduit occulte la polychromie initiale des façades, ou encore du no 58, conçu en 1929 à usage d'écuries, par l'architecte R. Delville, et aujourd'hui transformé en bureau.

 

Le château Devis à Uccle voué aux écoliers européens

 

Si le château garde sa beauté, le parc a été totalement bâti.

 

À Uccle, dans le quartier du Vert-Chasseur, en face de la chaussée menant au restaurant La Villa Lorraine, se trouve l’entrée d’un ancien superbe domaine actuellement étendu sur cinq hectares. Il prit en pleine première guerre mondiale des allures de prestige. Dans ce lot ancien de la forêt de Soignes, Paul Devis (1865-1946) industriel, marchand de fer dont les florissantes entreprises étaient installées le long du chemin de fer à Anderlecht, s’est fait construire un très beau château de style Louis XV sur le mode français. M. Devis avait acheté un terrain de 4 ha en 1908. Il porta son domaine à 14 ha ensuite. La date de 1915 figure sur un cartouche en façade d’entrée. Cette date est confirmée par des documents anciens qui stipulent une ouverture du chantier le 20 juin 1914, à quelques semaines du début du conflit mondial. Le célèbre architecte Adrien Blomme a signé cette œuvre de style Beaux-Arts.

 

Depuis 1959, on y trouve l’Ecole Européenne qui accueille les enfants des diplomates et des fonctionnaires de l’Union Européenne. Cette école faillit s’installer dans le château du baron Brugmann à Uccle mais aussi au château de La Solitude. Les vendeurs étaient les quatre filles de Paul Devis (épouses de MM. Brassinne, Legrand, Lapage et Metz). Le seul grand fait de cette demeure outre la visite de l’école par le roi Baudouin, de la reine Juliana et de la princesse Béatrix des Pays-Bas le 1er juin 1960 aura été le mariage de Barbara Devis avec le marquis d’Assche (1928-1994), en 1957. Barbara est la fille d’Alexandre Devis, fils de Paul.

 

Mariage illustre

 

Le mariage de Barbara avec Wauthier était une grande chose. Pour l’occasion, le château fut totalement redécoré par René Withof aidé par le jeune Ronald Wright. Ce dernier, allié aux Devis, est devenu antiquaire puis éminent collectionneur. Wauthier d’Assche était le fils de Henri (1902-1952) et de Colette Allard, fille du baron Josse (1868-1931) et de Marie-Antoinette Calley Saint-Paul de Sinçay. Le jeune couple uni en 1901 allait devenir en 1906 beau-frère et belle-sœur du prince Albert de Ligne, grand-père des derniers Limburg Stirum, propriétaires du château de Rumbeke. Le prince épousa Marie-Louise de Sinçay, à Angleur. Cet endroit s’explique car le père Sinçay, Gaston, était un des patrons de la société liégeoise Vieille Montagne. Quant aux Allard il s’agissait de la famille du banquier et bourgmestre d’Uccle qui s’était fait construire son château par Jean-Pierre Cluysenaar. Ce dernier château comme tant d’autres à Uccle a été détruit par la pression immobilière et le manque de respect dû aux demeures éclectiques.

 

Le couple d’Assche qui résida dans les magnifiques dépendances du château du Mussain à Saintes (château démoli) eut à son tour plusieurs enfants: Henri, Edouard et Eve.

Ces d’Assche, de la branche des barons de Carloo (hameau de Uccle), baron de Schoonhoven et de Marets pour Maximilien (1764-1847), devinrent par extinction des autres branches les héritiers des comtes d’Oyembrugge si souvent rencontrés.

 

Le charme du Louis XV

 

Le château de briques et de pierre blanche est posé sur une légère butte du côté de la rue qui regarde au nord. Il domine une longue plaine vers le parc. Ce dernier a été planté de divers bâtiments scolaires, parfois très beaux. Du côté de la rue, le château s’appuie sur un mince soubassement à jours. Il s’organise autour de neuf travées groupées par trois. Les baies sont à encadrements plats, à clé et arc surbaissé. Celles du centre sont en léger ressaut et limitées par des pilastres à refends qui soutiennent un fronton triangulaire animé d’un œil-de-bœuf orné de rinceaux. L’entrée dans la maison s’effectue par un perron chantourné et couvert tenu par six colonnes. Le garde-corps de la terrasse possède des consoles baroques. Les deux niveaux du château sont isolés par un large bandeau. Six lucarnes Louis XV à volutes animent la toiture en bâtière. On les retrouve du côté du parc, vers le sud.

 

De ce côté les angles de l’édifice, chaînés, sont limités par des pseudos tours semi-circulaires d’un seul niveau offrant des terrasses. Elles comptent chacune trois travées. Le corps de logis présente toujours neuf travées très serrées en bas et identiques à la face nord en haut. En bas les baies en plein cintre donnent accès à la terrasse et au perron. Au centre émerge un avant-corps tout en pierre blanche sommé d’un fronton très élégant en arc surbaissé. Il est décoré d’un bas-relief figurant l’Eté ou l’Abondance. Voilà qui a beaucoup de charme.

On ne visite pas. Le château se voit de la rue.

 

Histoire belge: Uccle, Bruxelles, Léopold II et ses maîtresses

Publié le 07 mai 2012

Voici pourquoi Léopold II a changé des Ucclois en Bruxellois.

 

Des habitants de la ville de Bruxelles voudraient devenir Ucclois. Ce n'est pas un caprice, mais ils entendent rectifier une anomalie de l'histoire belge. Ils habitent 5 rues situées au cœur du territoire naturel d'Uccle mais qui pourtant appartiennent à la ville de Bruxelles. Ce qui n'est pas sans poser des problèmes d'ordres administratifs mais aussi financiers puisque les taxes communales bruxelloises sont 10 % plus chères qu'à Uccle.

 

"Léopold II, qui avait des maîtresses un peu partout, faisait beaucoup de cheval et notamment, dans le bois de la Cambre. Le problème c'est qu'à l'époque, quand le roi changeait de commune, le bourgmestre devait l'accueillir quand il franchissait la frontière de la commune. Or, comme le roi voulait une certaine intimité, il a décidé unilatéralement de globaliser le bois de la Cambre et une partie de la forêt sur 1000 Bruxelles pour ne pas avoir cette contrainte administrative. Il y a donc une relation directe ente le caractère libertin de Léopold II et notre appartenance à 1000 Bruxelles", a raconté Guy, un riverain, au micro de Gaëtan Sgualdino pour Bel RTL.

Quartier de la Petite Espinette

 

o La Ferme Saint-Hubert (et le quartier de la Petite Espinette)

 

L'ancêtre de la Petite-Espinette était une modeste auberge forestière établie en 1573, dans une clairière le long du sentier des Wallons, future chaussée de Waterloo.

 

Elle avait écurie de relais, pour les passants tant avec chevaux qu'avec chariots.

 

La ferme était le repaire notoire des bandits de la forêt.

En 1700, trois des quatre fils du Patron furent condamnés pour leurs crimes et rapines et pendu au gibet voisin.

Le quatrième fut gracié mais proscrit.

 

o La Petite Espinette

 

Le quartier résidentiel du Prince d'Orange s'articule autour d'un tronçon de l'ancien chemin de la Petite Espinette, qui reliait la chaussée de Waterloo à la chaussée d'Alsemberg, rebaptisé avenue du Prince d'Orange en 1903.

 

Lors de l'urbanisation progressive du quartier, des noms de personnes ou de lieux liés à la bataille de Waterloo sont privilégiés pour les artères environnantes : Wellington, Napoléon, Blücher, Maréchal Ney....

 

L’avenue et le quartier sont riches d’un patrimoine architectural considérable. Les moyens financiers de leurs commanditaires ont

permis la construction de nombreuses villas signées, du début du siècle à aujourd’hui, par des architectes de talent.

 

Depuis 1959, un arrêté de classement interdit toute diminution de sa superficie. La forêt de Soignes a un passé historique

important.

Depuis le camp fortifié néolithique (4.000 ans avant J.C.) au mémorial érigé en 1920 en souvenir de gardes forestiers

tués pendant la Première Guerre mondiale (sentier du Grasdelle), en passant par l’abbaye du Rouge-Cloître, témoignage survivant du Moyen-Âge, les vestiges qui témoignent de sa longue existence sont nombreux.

 

En outre, créé à la fin du XIXe siècle sur une portion

de la forêt, l’hippodrome de Boitsfort – situé en fait à… Uccle – a résonné durant des décennies des cris enthousiastes des amateurs de courses au galop.

Le Quartier du Prince d'Orange

 

Est un quartier résidentiel huppé de Bruxelles, dont le nom est issu de l'avenue du Prince d'Orange qui est située à l'extrême sud de la commune d'Uccle (Bruxelles-sud) et a donné son nom aux rues et avenues qui l'entourent. Le quartier du Prince d'Orange est un quartier aisé de la capitale belge, composé en partie de grandes résidences et demeures quatre façades abritant une population fortunée. À proximité du Bois de la Cambre, ce quartier arboré est l'un des quartiers verts de Bruxelles.

 

Les prix de l'immobilier dans ce quartier comptent parmi les plus élevés d'Uccle et de la région bruxelloise. Cette situation particulière à Bruxelles, a amené certains propriétaires à faire appel aux services d'agences de sécurité privées qui effectuent des patrouilles afin d'assurer la surveillance des propriétés. Par ailleurs, jouxtant de nombreuses ambassades, le quartier du Prince d'Orange abrite plusieurs résidences diplomatiques d'ambassadeurs (monégasque, américain, sénégalais…).

 

Ce quartier est juxtaposé au quartier du Fort Jaco à proximité de la Place Saint-Job, de la chaussée de Waterloo et de la Forêt de Soignes. Il est à proximité du Lycée français Jean Monnet de Bruxelles et de l'école européenne d'Uccle.

 

L'avenue du Prince d'Orange abritait notamment le célèbre business club bruxellois, le Cercle de Lorraine, jusqu'en 2010. Résident au Château Fond'Roy, le club a déménagé Place Poelaert, plus proche du centre ville et du quartier européen.

 

Pétitions-Patrimoine, une association membre d'Inter-Environnement Bruxelles s'est inquiétée du sort de plusieurs villas de ce quartier en constatant que certaines constructions architecturalement intéressantes sont sujettes à des demandes de permis et de spéculations immobilières ne prenant pas en compte cet aspect immatériel du bâti. Il fut question notamment du sort d'une villa en style Tudor de l'architecte Thomas Jasinski (1870-1912), père de l'architecte moderniste Stanislas Jasinski

 

Guillaume II des Pays-Bas, Prince d'Orange

 

(en néerlandais: Willem Frederik George Lodewijk van Oranje-Nassau), né le 6 décembre 1792 à La Haye et mort le 17 mars 1849 à Tilburg, est le second roi des Pays-Bas, duc de Limbourg et grand-duc de Luxembourg de 1840 à 1849.

 

Né alors que grondent les armées de la Révolution française, il suit sa famille en exil alors qu'il n'est qu'un très jeune enfant.

 

Il intègre l'armée britannique pendant les guerres napoléoniennes et participe à la libération de l'Espagne comme aide de camp de Wellington.

 

En 1813, il retourne aux Pays-Bas avec son père qui est proclamé prince, puis roi en 1815, des Pays-Bas, un nouvel État composé des anciennes Provinces-Unies, des anciens Pays-Bas autrichiens et de l'ancienne principauté de Liège. Guillaume Ier devient également chef d'État du Luxembourg élevé au rang de grand-duché.

 

En 1815, seulement âgé de 22 ans, il prend le commandement de l'armée néerlandaise pour combattre Napoléon Ier pendant les Cent-Jours. Il prend part aux côtés des coalisés aux batailles de Quatre-Bras et de Waterloo où il est blessé. En 1826, sur le site de la bataille, les Hollandais érigent la butte du Lion à l'endroit même où a été blessé le prince héritier.

 

Par la suite, le prince séjourne fréquemment dans les provinces belges du royaume où il jouit d'une certaine popularité. Un palais néoclassique lui est spécialement construit en bordure du parc de Bruxelles, où il s'installe avec sa famille en octobre 1828. L'édifice est aujourd'hui le palais des Académies.

 

Moins de deux ans plus tard, il est contraint de quitter la ville précipitamment alors qu'éclate la Révolution belge. Durant les deux premiers mois des évènements, une partie de la presse et des dirigeants de la révolution envisagent de lui confier la couronne de Belgique. Pour ces derniers, il importe de préserver l'indépendance tout en ménageant la neutralité des pays voisins. Le choix, pour régime politique, d'une monarchie constitutionnelle est alors le seul possible. Le choix du prince Guillaume, qui est considéré comme un homme conciliant, offre l'avantage de pouvoir réunir sur son nom l'assentiment des puissances étrangères y compris celui des Pays-Bas.

 

Le prince séjourne à Anvers du 5 au 26 octobre 1830, dans l'intention d'entrer en contact avec les autorités révolutionnaires. Les affrontements de septembre à Bruxelles rendant toute négociation difficile, Guillaume quitte la ville alors que les troupes belges en sont proches. Le lendemain, les troupes hollandaises sous le commandement du prince Bernard de Saxe-Weimar-Eisenach bombardent Anvers faisant 85 morts et des dégâts considérables, provoquant l'indignation de la population des provinces belges. Le Congrès national belge vote l'exclusion à perpétuité de la maison d'Orange-Nassau du trône de Belgique : « Le nom du Prince d'Orange est à jamais enseveli sous les ruines encore fumantes de la ville d'Anvers. ».

 

Le prince Léopold de Saxe-Cobourg, veuf de la princesse Charlotte du Royaume-Uni, fille du prince de Galles, est élu roi des Belges en 1831. Le traité de Londres trace définitivement en 1839 les frontières du royaume de Belgique, rendant aux Pays-Bas une partie du Limbourg avec la forteresse de Maastricht et conservant la moitié orientale du Luxembourg avec la capitale Luxembourg-ville et le titre grand-ducal pour le souverain néerlandais.

 

Maréchal Michel Ney

 

La dénomination de cette avenues du Quartier de l'Empereur, qui se réfèrent toutes à Napoléon Bonaparte et son époque, fut approuvée par le conseil communal du 23 septembre 1920. Le maréchal Michel Ney (Sarrelouis, le 10 janvier 1769 - Paris, le 7 décembre 1815) était surnommé par l'Empereur le "Brave des braves".

 

Au début, cette voie s'étendait de l'avenue Napoléon jusqu'à la place de la Sainte Alliance, plus tard, elle fut prolongée jusqu'à l'avenue du Gui

Quartier Calevoet-Bourdon

 

Calevoet

 

Calevoet (nom fort ancien, il remonte au moins à 1220) renvoyait jadis au hameau qui se situait à la limite d'Uccle, Linkebeek, Beersel et Drogenbos, là où la chaussée d'Alsemberg rencontre la rue de Linkebeek. Son étymologie s'explique d'ailleurs par sa situation. Calevoet signifie le "gué (kaal) dénudé (voort)", ce qui se comprend si l'on sait que le hameau se situait à l'endroit où un chemin (la future chaussée d'Alsemberg) passait au-dessus d'un cours d'eau (le Linkebeek). La légende a associé le nom de Charlemagne au toponyme. Plus tard (suite au changement de prononciation de "Calevort" en "Calevoet") on l'a interprété comme la déformation de " Karel te voet". Une autre version parle aussi du passage de Charles-Quint.

 

A la suite de l'aménagement de la ligne de chemin de fer de Bruxelles-Luttre-Charleroi, la gare d'Uccle-Calevoet est édifiée en 1873. A partir de là, le nom de Calevoet est progressivement déporté vers les abords de la gare (ex. l'école communale de Calevoet située au début de la rue F. Vervloet, à l'arrière de la gare). A tel point que, pour distinguer le site historique du quartier de la gare, on désigne le premier sous le nom de Put ou Fond de Calevoet. Aujourd'hui, Calevoet renvoie à un large espace qui va de la frontière d'Uccle au chemin de fer, de part et d'autre de la chaussée d'Alsemberg, avec deux pôles dont l'un (la gare) a tendance à l'emporter sur l'autre (l'ancien hameau).

 

Bourdon

 

Mauvaise traduction du nom du hameau (Den Horzel) formé par le carrefour des chaussées d'Alsemberg et de Drogenbos. Ce nom, dont on a trace depuis 1447, renvoie à une prairie basse et humide (heurzel ou horzel) et, donc, ni à une cloche ni à un insecte. C'était un lieu situé en contrebas du Groeslstveld; il est devenu un hameau puis un quartier très animé. Il a beaucoup perdu après les démolitions opérées en prévision d'un prolongement du ring qui ne s'est heureusement jamais réalisé. On parle aujourd'hui de "plaine du Bourdon" pour désigner les terrains laissés en friche après ces démolitions. Le Bourdon, tel que nous le connaissons, se situe entre les deux Calevoet.

 

http://www.calevoet.org/…/histoi…/toponymes-et-noms-des-rues

Quartier de Stalle

 

La famille de ou van Stalle dont les armes sont: "De gueules à la fasce d'hermine"

 

La traduction du patronyme Van Stalle est assez simple, puisqu’elle signifie « de la ville de Stalle ». Stalle étant une ancienne seigneurie qui en 1795 sous le régime français se fondit dans la commune d’Uccle au même titre que la seigneurie de Carloo (situé à la place saint Job anciennement).

 

La seigneurie de Stalle.

 

La première mention des seigneurs de Stalle date du XIIe siècle. Les premiers seigneurs hauts-justiciers, d'après l'étude de Henry de Pinchart, Court historique du hameau de Stalle sous Uccle (le Folklore brabançon, mars 1979, n° 221, p. 71 à 110), furent:

 

• I. Henri de Stalle, chevalier, qui décéda avant 1357.

 

• II. Florent de Stalle, son fils, échevin de Bruxelles en 1319 et chevalier. Il avait épousé Dame Aleyde.

 

• III. Florent de Stalle, chevalier et échevin de Bruxelles en 1357, membre des Lignages de Bruxelles.

C'est lui qui avec son frère Daniel fondèrent la chapelle de Stalle et la dotèrent de terres.

 

La famille de ou van Stalle (armes: de gueules à la fasce d'hermine) constituait un ramage naturel de la Maison de Brabant, comme étant issue d'Henri de Stalle, bâtard de Guillaume de Louvain, seigneur de Perwez et de Ruysbroek, lui-même fils de Godefroid III de Louvain, duc de Brabant.

 

Cette famille faisait par ailleurs partie des Lignages de Bruxelles. De l'ancien fief de Stalle, situé en partie sur le territoire de l'actuelle commune d'Uccle, il subsiste aujourd'hui le lieu-dit et la chapelle.

 

(A l'entrée du chemin du Crabbegat, le Vieux Cornet, dont la tour date du XVe siècle, est le plus vieux bâtiment de Uccle avec la chapelle Notre-Dame des Affligés de la rue de Stalle.)

 

Fiefs dépendant de la seigneurie de Stalle.

 

• La seigneurie d'Overhem. Fief situé entre le Dieweg et Stalle, avec manoir, moulin dit du Clipmolen, bois et prés. Toutefois, en 1465, Marguerite Hinckaert épouse de Louis de Mailly, obtint du souverain la réunion d'Overhem à la seigneurie de Stalle.

 

• Le fief du Roetaert. Ce fief était situé à Neerstalle entre le bois de Kersbeek et l'Ukkelbeek. sa superficie s'élevait à onze et demi bonniers de terres et prés avec le manoir du Roetaert.

 

Aujourd’hui Uccle est une des communes les plus étendues de l’agglomération bruxelloise. Elle est aussi la quatrième en importance du point de vue de son chiffre de population. La présence sur son territoire de nombreux îlots de verdure ainsi que de plus de 500 ha de la Forêt de Soignes en font une commune à vocation essentiellement résidentielle.

La commune d’Uccle fut formée en 1795, sous la domination française, par la réunion d’Uccle et des seigneuries de Carloo et de Stalle. Un grand nombre de familles nobles avaient érigé leurs manoirs dans la contrée. On en retrouve encore trace dans la toponymie locale : Overhem, Stalle, Carloo, Kinsendael, Neckersgat, etc.

 

Située au sud de Bruxelles, sur le chemin du bassin minier de Charleroi, la commune d’Uccle s’est rapidement développée grâce aux deux voies de communication qui traversent son territoire : la chaussée de Waterloo, vers Charleroi, et la chaussée d’Alsemberg, vers le Brabant wallon. Elle alterne ses agréables quartiers de villas avec d’anciens noyaux villageois.

On y trouve également de nombreux édifices et sites classés.

 

Qu’est-ce que le Lignage de Bruxelles ?

 

Les Lignages de Bruxelles ont formé depuis le Moyen Âge jusqu’à la fin de l’Ancien Régime une classe d’hommes particulière ayant mission de diriger la cité avec sagesse, de la défendre avec force et de la rendre plus belle et plus prospère.

Cette lourde mission fut confiée durant des siècles à ces lignages de Bruxelles qui avaient nom : Sleeus, Sweerts, Serhuyghs, Steenweeghs, Coudenbergh, Serroelofs et Roodenbeke.

 

http://bequet.over-blog.com/article-21760640.html

Quartier Saint Job

 

L'ancien château de Carloo se situait sur l'actuelle place Saint-Job, commune d'Uccle.

 

Au 15e siècle, Saint-Job était une ferme seigneuriale entourée d'eau. Sur le même site, une ferme chevalier, avec granges, écuries et dépendances, le tout construit sur pilotis à cause du sol marécageux.

 

Catherine Hinckaert, épouse de Wauthier van der Noot, hérita cette seigneurie de son oncle Diederick (Thierry) van den Heetvelde qui mourut le 17 février 1536.

Le château passa ensuite à leur fils Gaspar qui épousa Jeanne d'Enghien. Impliqué avec son frère Charles dans une tentative d'enlèvement du duc d'Albe, Gaspar se réfugia à Cologne puis mourut devant Haarlem en 1573. Ses biens, saisis dès son départ, leur gestion confiée au receveur des Contributions et loués pour 12 ans à Jacques de Lalaing, seigneur de Santbergen, beau-frère de Gaspar, furent récupérés par le fils de Gaspar, Jean van der Noot.

 

Le château fut incendié en 1604 par une horde de soldats, las d'attendre leur solde.

 

En 1636, Gilles van der Noot, épousa Anne de Leefdael. On procéda à quelques aménagements pour loger le jeune couple

Un arrière-petit-fils de ces derniers, Jean-Joseph-Philippe Vandernoot fut créé comte de son nom le 22 février 1769, l'empereur Joseph II l'autorisant, le 11 juillet 1785, à sommer l'écu de ses armes d'une couronne ducale et à les décorer d'un manteau de gueules, fourré d'hermine. Il épousa Florence de Uysschen, comtesse d'Elissem, dont il n'eut qu'une fille, la comtesse Joséphine-Louise Vandernoot de Duras, qui s'allia successivement à Louis-Lamoral, prince de Ligne, colonel au service d'Autriche, mort en 1813, et à Charles-Ferdinand-Joseph, comte d'Oultremont. Le château échut au seul enfant que cette dame eut de son premier mariage, Eugène-Lamoral, prince de Ligne, président du sénat.

 

Le château fut brûlé pendant la révolution brabançonne.

La seigneurie haute justicière ou baronnie de Carloo comprenait, en 1678, environ 500 bonniers et 100 habitations principalement situées au lieu-dit de Diesdelle ou Vivier d'Oye, outre plusieurs fermes et maisons de campagne. Elle jouissait de toutes les grandes prérogatives, le droit de constituer un échevinage, celui de percevoir les amendes, le droit de confisquer les biens des bâtards et les biens délaissés, le droit de planter le long des grands chemins, le droit de garenne depuis 1398, de chasse et d'oiselerie (vogelrie).

 

Les barons donnèrent à leur officier seigneurial le titre de drossard ; il devait surveiller la rentrée des amendes civiles et criminelles, des confiscations, des droits de beleyden, des amendes simples ou de police et de tous les autres revenus analogues. La moitié du produit de ces branches de recette lui était allouée seulement, les confiscations et les biens vacants appartenant en entier au seigneur, qui, de son côté, lui abandonnait toutes les amendes dites groenkeuren (amendes vertes ou champêtres)

 

Les châteaux de Carloo St-Job

 

Ce quartier comprend un ancien hameau appelé "Carloo", qui a abrité plusieurs châteaux dits de "Carloo".

De la première décennie du XIIIe siècle jusque vers 1790, les seigneurs de Carloo ont possédé une vaste propriété en ce lieu.

 

Leurs châteaux successifs, aujourd'hui disparus, étaient localisés sous l'actuelle place de Saint-Job.

 

Le premier château de Carloo fut construit en ce lieu par Thierry van den Heetvelde au cours du XVIe siècle. Détruit en juin 1665, il fut aussitôt reconstruit et inauguré en mars 1668. Une campagne de fouilles du Service des Monuments et Sites a permis de retrouver quelques fondations de ces châteaux en 1998.

 

Vers 1770, le jeune baron de Carloo, Jean Joseph Philippe van der Noot, semble avoir rasé le château de l'époque pour s'offrir un édifice plus moderne de style néoclassique, construit par l'architecte parisien Barnabé Guimard en 1772.

 

Ce château fut pillé et incendié vers 1790, lors de la Révolution brabançonne. Longtemps abandonnées, les ruines finirent par être rasées avant 1819. Les douves furent ensuite comblées vers 1860, tandis que la place actuelle de Saint-Job fut aménagée en 1910.

 

Des fouilles entreprises par le Service des Monuments et Sites en 2012, avant la construction du bassin d'orage de la place Saint-Job, ont permis de retrouver les fondations de ce dernier château.

 

http://www.srab.be/St-Job.html

 

Au XVIIIe siècle, une longue drève fut ouverte pour relier le château à la chaussée de Waterloo. Elle est devenue aujourd'hui l'avenue du Prince de Ligne.

 

Au début du XXe siècle, une propriété située plus au sud fut également surnommée château de Carloo, mais elle n'est pas à confondre avec les premiers châteaux de la place Saint-Job.

Située entre les rues du Vieux Moulin et Jacques Pastur, cette vaste propriété de 11 hectares comportait une grande maison de campagne, à laquelle on accédait par une drève depuis la chaussée de Waterloo : l'actuelle drève de Carloo. Le bâtiment fut agrandi plusieurs fois et était connu, au début du XXe siècle, sous le nom de "château de Carloo" ou encore de son propriétaire : le "château Brifaut", appartenant au banquier bruxellois Léonce Brifaut (1846-1920), qui avait acquis la propriété dès 1880. À son décès, la propriété fut héritée par sa fille, Lucienne Brifaut, épouse d'Albert Carton de Wiart.

 

La propriété fut ensuite démantibulée en deux temps : en 1920, avec la création de l'avenue Fond'Roy, coupant la propriété en deux et ouvrant l'urbanisation de toute la partie Est jusqu'à la chaussée de Waterloo, avec transformation de la drève de Carloo en rue à proprement parler ; en 1952, la vente des 7 derniers hectares de la propriété, en vue de leur lotissement, conduisit à la destruction du château et à la création de l'avenue Orbaix, puis du Vallon d'Ohain et de l'avenue d'Andrimont.

 

http://hestroff-familles-anciennes.over-blog.com/…/van%20d…/

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Quartier_Saint-Job#cite_note-3

Cimetière du Dieweg

 

Le cimetière du Dieweg est un ancien cimetière situé sur le territoire de la commune bruxelloise d'Uccle, désaffecté depuis 1958 et qui est devenu un lieu de promenade des plus insolites de la capitale belge.

 

Historique

Comme c’est le cas de plusieurs cimetières bruxellois, la création du cimetière du Dieweg fait suite à la terrible épidémie de choléra qu’a subie la ville en 1866. Installé le long de l’ancien chemin du Dieweg, son terrain en pente, qui occupe le versant nord de la vallée du Geleytsbeek, offre une perspective vers la forêt de Soignes. L’expansion démographique et la fermeture des cimetières de Saint-Job (1871) et de Saint-Pierre (1876) ont pour conséquence sa rapide saturation, qui contraint les autorités à ouvrir le nouveau cimetière du Verrewinkel en 1945.

Depuis, les inhumations au Dieweg se font rares et il sera totalement désaffecté en 1958.

 

Peu entretenu, le cimetière se métamorphose lentement. Les ferronneries commencent à rouiller, les monuments tombent en ruine. La végétation envahit les allées et les tombes, jusqu’à en recouvrir entièrement une bonne partie. Aujourd’hui il est devenu le refuge d’une grande diversité botanique, qui attire insectes, oiseaux et rongeurs. On a pu compter plus de deux cents espèces de plantes sur une superficie de moins de trois hectares.

Ce mariage de l’architecture et de la nature, de la pierre et du végétal dégage une atmosphère fortement romantique. Certains coins du cimetière procurent l’impression de se promener au sein d’une forêt recouvrant les vestiges de quelque civilisation antique. Du feuillage émerge des éléments de décoration funéraire, des pièces de ferronnerie, des médaillons où l’on distingue des visages, des morceaux de dalle sur lesquels on déchiffre encore des mots souvent répétés : éternels et perpétuité.

 

Le patrimoine funéraire monumental et décoratif des sépultures de la bourgeoisie uccloise de l’époque est important. D’impressionnants monuments de style différent (néogothique, néoclassique, art nouveau, etc.) abritent les sépultures des familles des banquiers Lambert et Allard, des brasseurs Herinckx, de ministres, bourgmestres ou échevins. Le monument sur la tombe des époux Stern a été réalisé par Victor Horta.

On y trouve également les tombes des architectes Jean-Pierre Cluysenaar et Paul Hankar.

 

Une autre particularité du Dieweg est d’abriter un important cimetière juif ashkénaze, dont les pensionnaires sont originaires d’une quinzaine de pays différents et dont les épitaphes et les symboles gravés ont fait l’objet d’études.

Depuis la fermeture du cimetière, l’une ou l’autre inhumation a encore lieu, généralement dans des caveaux de familles existants, ou exceptionnellement par dérogation spéciale dont ont pu bénéficier le dessinateur Hergé (alias de Georges Remi) ou le violoniste Philippe Hirshhorn, lauréat du Concours Reine Élisabeth en 1967.

 

L'ensemble du site est classé depuis 1997.

 

Personnalités inhumées au Dieweg

 

La famille Lambert, banquiers

La famille Errera, notamment Giacomo Errera, fondateur de la Banque de Bruxelles, et le botaniste Léo Errera

Hergé, de son vrai nom Georges Remi, dessinateur de bande dessinée, créateur de Tintin

Jean-Pierre Cluysenaar, architecte

Paul Hankar, architecte

Charles Woeste, parlementaire catholique

Philippe Hirschhorn, violoniste, lauréat du Concours Reine Élisabeth en 1967

Isabelle Gatti de Gamond

La famille Nias, papetiers

Les docteurs Hubert et Auguste Clerx, médecins d'Uccle (monument par Paul Du Bois)

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_du_Dieweg

Les Moulins: Le Neckersgat, le « passage des nains »

 

La maison du meunier, la salle des machines et les dépendances, de style brabançon, forment une cour centrale.

Les plus anciennes fondations remonteraient au XIIe siècle mais c'est un acte officiel daté du 29 juillet 1636 qui mentionne le moulin pour la première fois ; il servait alors de moulin à grain à l'abbaye d'Affligem.

 

En 1636, il est cédé à la famille Huens-Mertens qui en fait un moulin à papier. Trente ans plus tard, le moulin est revendu à Jean-Baptiste Gaucheret qui le transforme en moulin à huile pour alimenter la savonnerie qu'il possédait à Bruxelles. Ses descendants exploiteront le moulin jusqu'au XXe siècle, mais à nouveau comme moulin à grain à partir de 1745.

 

Le moulin est désaffecté et cédé à l'état après la Première Guerre mondiale ; celui-ci le transforme pour y installer le personnel de l'Institut national des Invalides en 1926.

 

L'état vend le domaine à la commune d'Uccle pour un franc symbolique en 1970. Le bâtiment est classé en 1971 mais se dégrade progressivement. L'aile principale est convertie en logement ; Jean Seydel installera sa forge dans l'atelier et y fabriquera pendant 20 ans des imitations d'armes et costumes historiques pour le cinéma, le théâtre, l'opéra et la télévision.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Moulin_du_Nekkersgat

 

Il existait jadis 13 moulins le long de ce petit cours d'eau entre Uccle et Forest. La plupart étaient destinés à la fabrication de la farine ou du malt, mais certains, comme celui-ci, fabriquaient du papier.

En 1666, il fut converti en moulin à huile en vue de la fabrication de savon, puis, en 1745, de nouveau en moulin à farine. En 1904, il fait partie avec le château voisin de l'Institut hygiénique de Bruxelles puis, en 1927, de l'Institut national des invalides de guerre. L'état a ensuite cédé le moulin à la commune de Uccle qui le classa en 1971 sans néanmoins procéder à sa véritable restauration.

Le bois de Wolvenberg est situé à Uccle, près de Calevoet et du Bourdon. Le site, réaménagé récemment, regroupe les plaines du Keyenbempt et le plateau du Neckersgat.

 

Cette zone était traversée jadis par la chaussée de Nivelles à Bruxelles qui aboutissait au gué de Calevoet (du nom de Charlemagne qui aurait dû le traverser à pied : Karel te voet).

 

L'ancien quartier populaire du Bourdon, situé au pied du viaduc du chemin de fer, a été détruit en 1970 pour y faire passer le ring de Bruxelles. Grâce à l'acharnement des riverains, celui-ci n'a finalement jamais été réalisé et le site a été transformé en jardins collectifs et en réserve naturelle.

Le Guldenkasteel, son moulin et toutes les maisons le long de la chaussée d'Alsemberg ont ainsi disparu. Seule subsiste aujourd'hui l'ancienne guinguette du château Les Marronniers (n°1084, chaussée d'Alsemberg).

 

Le Neckersgat domine la vallée de la Senne et de son affluent le Geleytsbeek.

 

Ce promontoir et les prairies qui forment aujourd'hui le quartier du Melkriek étaient jadis occupés par un manoir et un moulin.

 

Le Neckersgat, le « passage des nains », doit son nom à une légende locale selon laquelle un maraîcher trouva la ruine et le malheur après avoir essayé de faire disparaître ses moutons qui entretenaient ses parcelles contre une redevance jugée trop onéreuse à son goût de quelques radis et carottes... Ce domaine appartint successivement à l'abbaye d'Affligem puis à celle de Forest.

 

Le moulin de Neckersgat (n°66, rue Keyenbempt) est situé le long d'un chemin pavé qui borde le Geleytsbeek dont le cours passe aujourd'hui en grande partie dans les égouts.

 

Face au moulin, la plaine marécageuse a été aménagée avec des pontons afin de pouvoir observer les oiseaux, le héron cendré nichant dans les environs. Les jardins potagers collectifs qui envahissaient jadis le terrain ont été réaménagés avec soin.

Le château de Neckersgat (n°36, avenue Achille Reisdorff), de style néo-classique, a été construit en 1844 par Marie-Thérèse Pierret de Gaucheret mais est devenu presque méconnaissable suite à d'importantes transformations et des agrandissements successifs depuis 1927 lorsqu'il est devenu l'Institut national des invalides de guerre.

La plaine du Geleytsbeek se découvre le long de la chaussée de Drogenbos où des jardins potagers devraient être réaménagés à proximité d'un abri pour chauve-souris et d'une zone d'apiculture.

 

Le long du chemin pavé qui longe le Geleytsbeek, on découvre à gauche la cité du Melkriek puis la plaine marécageuse, d'autres jardins potagers collectifs et enfin le moulin de Neckersgat.

 

La colline boisée est parcourue de différents sentiers et principalement par trois anciens sentiers vicinaux : le Neckersgatweg, le Sparrenweg et le Coba Pauwelsweg.

 

http://enbalade.skynetblogs.be/…/uccle-le-keyenbempt-et-le-…

Plateau Engeland: l’Institut Pasteur (dénommé aujourd’hui ISP : Institut Scientifique de Santé Publique).

 

Il s’agit d’un coin d’Uccle méconnu, préservé et .... à l’abri des regards ! Qui, malheureusement, est sur le point de disparaitre!

 

L'Institut Pasteur de Bruxelles a été fondé en 1900 par Jules Bordet, disciple de Louis Pasteur et Prix Nobel de médecine en 1919. Il est le seul Institut Pasteur qui n'ait pas été fondé à l'initiative de l'Institut Pasteur de Paris. Baptisé à l'origine Institut Pasteur du Brabant parce qu'il était financé par cette province belge, il fut renommé, à la fin du XXe siècle, Institut Pasteur de Bruxelles et intégré au service public fédéral belge de Santé publique.

 

Initialement situé en bordure du parc Léopold à Bruxelles, il fut installé à partir de 1982, dans un grand immeuble moderne de la commune bruxelloise d'Uccle rassemblant ses divers laboratoires de diagnostic microbiologique et de recherche et un service administratif.

 

Les recherches en bactériologie, parasitologie, immunologie, biologie cellulaire et moléculaire y étaient consacrées à l'étude des maladies transmissibles en général dont le botulisme, la tuberculose, la toxoplasmose et la rage.

 

À la suite d'une décision ministérielle (A.R. du 20 décembre 2007) l’Institut Pasteur de Bruxelles a définitivement disparu ainsi que l’ensemble de ses missions. À partir de 2008 les différents laboratoires de l'ancien Institut Pasteur de Bruxelles ont été intégrés au sein de de la direction Maladies transmissibles et infectieuses de l'Institut scientifique de santé publique (WIV-ISP).

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_Pasteur_de_Bruxelles

 

23 janvier 2012(RTBF)

Un mastodonte de sept étages doté de neuf ascenseurs, 380 locaux, 110 kilomètres de tuyauterie. L'Institut Pasteur bâtiment B à Uccle a coûté 12 millions et demi d'euros et il est vide depuis 46 ans.

 

La Province du Brabant Wallon voulait y fabriquer un sérum contre la rage. Manque de chance: un autre vaccin plus performant a été développé ailleurs. La Province décida alors de ne plus y installer de chercheurs. Le budget de l'Institut fut ensuite raboté de moitié.

 

De l'argent public devra encore être dépensé pour savoir quoi faire de ce bâtiment: un bureau d'études et un consultant extérieur se pencheront sur le futur de l'ex-Institut Pasteur. Un projet à la cote: y regrouper les différents instituts scientifiques.

 

De la barrière à la Bascule (La chaussée de Waterloo et ses environs)

 

La Bascule,

 

Les barrières étaient nombreuses le long de la chaussée de Waterloo, cette chaussée menant vers la Wallonie, parfois appelée « route des Wallons ». Les barrières étaient les lieux de péage : les véhicules y étaient pesés avec leur chargement, puis les conducteurs payaient leur dû en fonction du poids.

 

Dans le hameau de Vleurgat, une balance du type bascule fut installée à une date inconnue, mais en tout cas avant 1794. Sans doute est-ce parce que le lieu de péage était parmi les plus importants de la chaussée que cette bascule fut installée : pour peser de lourdes charges grâce à un système de bras inégaux.

 

Petit à petit, la partie de la chaussée de Waterloo sise à Vleurgat fut appelée Bascule. Lorsque le péage a cessé d'exister le long de la chaussée, en 1857, le nom fut conservé, et son origine oubliée.

 

Le péage n'était obligatoire que pour les véhicules se rendant vers Bruxelles. Il y avait là notamment de nombreux charriots chargés de charbon. L'argent ainsi récolté allait dans la poche des seigneurs du moment, notamment le duc de Brabant ou le roi des Pays-Bas. Les véhicules venant de Bruxelles n'étaient, eux, pas pesés, mais leurs conducteurs versaient souvent un « blanc », destiné à l'entretien du chemin.

 

Le péage n'était obligatoire que pour les véhicules se rendant vers Bruxelles. Il y avait là notamment de nombreux charriots chargés de charbon. L'argent ainsi récolté allait dans la poche des seigneurs du moment, notamment le duc de Brabant ou le roi des Pays-Bas. Les véhicules venant de Bruxelles n'étaient, eux, pas pesés, mais leurs conducteurs versaient souvent un « blanc », destiné à l'entretien du chemin.

 

Aujourd'hui, la Bascule, à la limite d'Ixelles, est un des quartiers les plus commerçants d'Uccle. Les grandes surfaces y jouxtent les magasins de vêtements, de hi-fi, et autres. Les commerces longent non seulement la chaussée de Waterloo mais aussi les rues adjacentes. C'est tout ce quartier que l'on nomme « la Bascule ».·

Le Fort Jaco

 

Mais au fait, pourquoi ce nom de Fort Jaco alors qu’il n’y a pas trace d’un quelconque fortin et encore moins d’un dénommé Jaco dans le quartier ?

 

Le nom remonte au XVIIIe siècle, lorsqu’en 1705 Maximilien-Emmanuel de Bavière, qui gouvernait alors nos régions, décide de faire bâtir un fort pour protéger une des voies d’accès à Bruxelles.

 

Les Français ont bombardé la ville dix ans plus tôt et la guerre de succession d’Espagne qui vient de débuter relance les hostilités dans toute l’Europe.

Le fortin doit son nom populaire à Jacques Pastur, un mercenaire qui avait son camp dans la forêt de Soignes à la fin du XVIIe siècle. Il n’a pourtant jamais mis les pieds au « Fort Jaco », mais il avait laissé un bon souvenir aux paysans de la région qui nommèrent la place forte en son honneur. Le fort fut finalement démantelé en 1820 et le quartier conserva le nom de Fort Jaco jusqu’à nos jours.

 

Jacques Pastur dit Jaco, est un militaire né au Roussart (hameau de Waterloo), baptisé en l'église de Braine-l'Alleud le 12 juin 16591 et décédé à Waterloo en 1723. Il parvint de simple cornette au service du roi d'Espagne, à atteindre le grade de "mestre de camp"2. Lorsqu'il fut intégré à l'armée du roi de France, il y fut nommé général et maréchal de camps3 en 1716.

 

Il mit son épée au service du roi d'Espagne, souverain des Pays-Bas, puis quand le roi d'Espagne fut le duc d'Anjou, sous le nom de Philippe V, petit-fils de Louis XIV, il continua à le servir et se mit dans le camp du roi de France, en particulier durant la Guerre de Succession d'Espagne. Son nom reste attaché à la forêt de Soignes et à sa région natale où il eut l'occasion de s'illustrer ; il a donné son surnom, "Jaco", au fort Jaco aujourd'hui disparu.

 

http://www.lesoir.be/…/fort-jaco-compromis-ideal-entre-vill…

Le quartier du "GLOBE" porte ce nom grâce à Émile DANCO.

 

29 novembre 1869 Décès 5 juin 1898 (à 28 ans)...

 

Émile Danco est un explorateur belge. Diplômé de l'école royale militaire, et ami personnel d'Adrien de Gerlache de Gomery, il intégra naturellement l'expédition polaire belge de ce dernier qui réussit le premier hivernage en Antarctique à bord de la Belgica (1897-1899).

Responsable des observations relatives à la physique du globe (ce qui explique cela!), Émile Danco décédera d'une affection cardiaque pendant l'hivernage.

Ses observations et travaux seront repris par Georges Lecointe, second de la Belgica.

Une place de la commune d'Uccle, une région en antarctique et l'astéroïde (9812) Danco portent son nom. La 145e Promotion Polytechnique (1990) à l'Ecole Royale Militaire de Bruxelles porte son nom.

 

La Belgica (nom féminin) était un navire d'exploration scientifique belge connu pour avoir été utilisé lors de l'expédition antarctique belge d'Adrien de Gerlache de Gomery.

Il existe un autre navire nommé Belgica, en service actuellement dans la composante marine des forces armées belges: le Belgica (A962).

 

L'anecdote veut que le navire historique soit féminin (« la » Belgica), l'actuel est masculin (« le » Belgica).

 

La Belgica est à l'origine un baleinier norvégien, trois-mâts barque, nommé La Patria, construit en 1884. Elle est achetée en 1896 par le commandant Adrien de Gerlache de Gomery, rebaptisée Belgica en vue d'une expédition polaire internationale, sous l'égide belge en Antarctique. Dans ce but, elle subit quelques modifications dont des renforts de coque et de gouvernail afin de résister à la glace, une nouvelle hélice et une nouvelle chaudière. Enfin, un rouf destiné aux laboratoires est construit sur le pont. Ce fut le premier bateau et les premiers hommes qui hivernèrent en Antarctique, de 1897 à 1899. Le rouf fut démonté à l'issue de l'expédition et exposé au Muséum de Paris. Y participèrent Roald Amundsen, Henryk Arctowski, Frederick Cook, Émile Danco et Émile Racovitza.

 

Elle a sombré dans les eaux norvégiennes le 19 mai 1940 sous le feu de l'aviation allemande lors des batailles de Narvik. Le navire gît par 22 mètres de fond ; il a été retrouvé en 19901,2. Certains envisagent un renflouement mais il sera délicat car l'épave contient encore de nombreux explosifs.

 

Officiers et scientifiques:

Adrien de Gerlache, officier de marine, commandant (Belge)

Georges Lecointe, officier d'artillerie, premier lieutenant (Belge)

Roald Amundsen, officier de marine, second lieutenant (Norvégien)

Jules Melaerts, officier de marine, troisième lieutenant (Belge)

Henryk Arctowski, géologue, océanographe et météorologue (Polonais)

=> Émile Danco, physicien du globe (Belge)

Emil Racoviță, zoologiste et botaniste (Roumain)

Antoine Dobrowolski, météorologue (Polonais)

Frederick Cook, docteur en médecine, photographe (Américain) (rejoint l'équipage à l'escale de Rio)

 

Robert Falcon Scott, né le 6 juin 1868 près de Plymouth et mort le 29 mars 1912 sur la barrière de Ross en Antarctique, est un officier de la Royal Navy et un explorateur polaire britannique, considéré comme l'une des principales figures de l'âge héroïque de l'exploration en Antarctique, pour lequel il dirige deux expéditions : l'expédition Discovery (1901-1904) et l'expédition Terra Nova (1910-1913). Au cours de la seconde, Scott mène un groupe de cinq personnes au pôle Sud le 17 janvier 1912. Pensant être les premiers à réussir cet exploit, ils découvrent que l'expédition norvégienne de Roald Amundsen les avait précédés de quelques semaines. Sur le chemin du retour, tous vont mourir d'épuisement, de faim et de froid.

 

Avant sa nomination à la tête de sa première expédition, Scott suit une carrière d'officier de marine classique, mais en temps de paix, les possibilités d'avancement professionnel restent limitées. C'est davantage l'occasion d'obtenir une distinction personnelle qu'une prédilection pour l'exploration polaire qui conduit Scott à postuler pour le commandement du RRS Discovery1. Toutefois, après avoir franchi cette étape, son nom est devenu indissociable de l'Antarctique, sujet auquel il reste attaché les douze dernières années de sa vie.

Après sa mort, Scott devient un héros au Royaume-Uni, un statut indiscuté pendant plus de cinquante ans et illustré par les nombreux mémoriaux érigés en son honneur à travers le pays. Cependant, sa légende est réévaluée avec plus de scepticisme dans les dernières décennies du XXe siècle, à mesure que les causes de la tragédie mettent en avant l'ampleur de la responsabilité de Scott. Il devient une figure controversée, dont la compétence et le caractère sont débattus. Par la suite, les historiens du XXIe siècle ont dans l'ensemble considéré Scott de manière plus positive, en insistant sur sa bravoure personnelle et son stoïcisme, tout en reconnaissant ses erreurs, mais attribuent le sort de son expédition principalement à la malchance.

Copyright Kerkour Leila 2016